Agde peut-être en phases finales, qui l’eut cru ? Les Héraultais ont su gagner les matches qu’il fallait pour s’offrir une rencontre de gala, ce dimanche, face au voisin gruissanais (5e). Une finale pour ravir la 6e place à Bédarrides : Philippe Garriguenc, coentraîneur, y croit.
Longtemps dans le ventre mou, votre club s’est totalement révélé depuis février. Comment expliquez-vous ce revirement ?
On arrive avec Jean-Baptiste Cuq tous les deux sur ce projet, en récupérant un groupe sorti meurtri d’une précédente saison terminée sur un maintien arraché en dernière journée. Quand une saison a été difficile, il y a des choses à mettre en place autant sur le terrain que dans les têtes. Ce travail ne se fait pas en claquant des doigts. On ne tire qu’aujourd’hui les fruits de ce qu’on a lancé.
Et la sixième place se joue sur un match de retard dimanche dernier et celui-ci face à Gruissan.
Là, c’est positif mais on a pris du retard à l’allumage. Notre espoir d’arracher cette qualification repose sur ces deux derniers matches car on est toujours en course. On a les cartes en mains et se qualifier serait la cerise sur le gâteau. On finit sur deux rencontres pour valider le travail car, humainement et sur le terrain, ce groupe est bon.
« Gruissan, c’est notre finale à nous »
Votre staff disait, il y a quelques mois, que le travail était là mais sans récompense. Avez-vous le sentiment que les joueurs ont enfin pris confiance en eux ?
Tout peut être effectivement résumé ainsi. On savait qu’il y avait une grosse partie mentale. On leur a souvent dit : ce groupe a du caractère mais, mentalement, a parfois besoin d’être un petit peu dos au mur. C’est un groupe qui réagit. La suite pour nous – et on est confiants là-dessus – sera de travailler la constance sur une saison complète. C’est ce qui nous a manqué. On l’a vu à Berre notamment : si on est plus constants, on revient avec une victoire de plus.
Un derby, pour se qualifier, en dernière journée : est-ce du plaisir ou de la pression ?
On a dû faire notre maximum au Stade Royannais, essayer d’aller chercher le plus de points possibles. On a dû attendre de passer ce match pour réfléchir aux calculs (Bédarrides est 6e avec 56pts, Gruissan, 5e, 51 pts, NDLR). Gruissan, ce dimanche, c’est notre finale. Ce match, il est très important pour nous. On est si proches qu’on pourrait se dire que, peut-être vont-ils venir chercher qu’un bonus défensif ? On ne peut jamais savoir.








