Guerre au Moyen-Orient : négociations entre le Liban et Israël, "la France jouera toujours un rôle central" affirme le ministre Jean-Noël Barrot

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C’est l’actualité, alors la question, abrupte, lui a d’emblée été posée par l’étudiant Omar Bouafiaa et le docteur Élie Aboud, ancien député et Libanais d’origine : "Pourquoi la France n’a pu prendre part aux négociations entre le Liban et Israël, malgré les liens de fraternité, historiques, qui unissent les peuples libanais et français ?"

Jean-Noël Barrot a d’abord dit son rapport « particulier » avec le Liban. « Je m’y suis rendu pour la première fois à l’âge de 11 ans, et déjà, je forgeais en moi une affection particulière pour ce pays qui représente l’espoir d’un Moyen-Orient pluriel dans lequel les communautés coexistent de manière pacifique », a-t-il introduit avant de rappeler l’engagement constant de la France.

« Nous œuvrons pour que le pays se redresse »

« Inlassablement, nous plaidons pour l’arrêt des hostilités, mais aussi pour que ce pays se redresse après des années marquées par la guerre et par le conflit entre Israël et Hezbollah. C’est ainsi qu’en novembre 2024, avec les États-Unis, nous avons obtenu un cessez-le-feu interrompant une escalade militaire qui menaçait de précipiter le Liban dans le gouffre. Nous avons œuvré pour que le pays se dote d’un président de la République puis d’un gouvernement capable de mettre en œuvre les réformes indispensables, d’ouvrir un processus de désarmement du Hezbollah et d’engager un dialogue pour résoudre ces différends avec les pays voisins, en particulier la Syrie et Israël. »

« Alors, dans cette guerre dans laquelle le Hezbollah l’a encore entraîné en soutien à l’Iran et qu’il n’a pas choisie, nous saluons la tenue d’un dialogue de haut niveau entre le Liban et Israël qui doit permettre de consolider le cessez-le-feu. Celui-ci est une bonne nouvelle même si nous restons préoccupés par les violations qui ont eu lieu la nuit dernière (jeudi), en espérant qu’elles ne se reproduisent pas », a déroulé le ministre.

Si Paris ne participe pas directement aux négociations, il assure être « en contact constant avec l’ensemble des partis ». Y compris, ponctue-t-il, avec Israël – il était vendredi matin au téléphone avec son homologue pour lui demander de respecter le cessez-le-feu – malgré la petite phrase de son ambassadeur aux États-Unis, lequel a dit vouloir que la France se tienne le plus loin possible des pourparlers.

« Qu’il se coordonne avec son ministère de tutelle et que lui-même se tienne le plus loin possible des micros et caméras pour garantir la réussite des discussions », s’est fâché Jean-Noël Barrot.

Avant de conclure : « La France, par sa connaissance des acteurs, par son histoire avec les peuples concernés au nord et au sud de cette frontière, jouera un rôle toujours central. »

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