Il l’invite à « prendre un café » et l’agresse sexuellement

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

Le 15 mai 2023, Djamel (1), qui travaillait dans une pizzeria de Luçon, a commencé à discuter sur Messenger avec une femme. Agé de 33 ans, né en Algérie, en instance de régularisation, il est arrivé en France avant le Covid avec un visa touristique, il est finalement resté sur le territoire national.

Une semaine plus tard, le 22 mai le trentenaire a donné rendez-vous à son interlocutrice dans son appartement, « seulement pour prendre un café ». Il a profité que le colocataire avait momentanément quitté l’appartement. La femme, qui travaillait dans une entreprise de livraison de repas à domicile, est allée au rendez-vous sans d’autres intentions que de passer un moment convivial.

Mais Djamel avait une autre idée en tête. La victime était à peine arrivée qu’il a tenté de la déshabiller malgré son refus. Il s’est ensuite livré à des gestes qui auraient pu l’amener devant une cour criminelle…

« Quand on dit non il faut comprendre »

Profondément choquée, la victime était présente à l’audience du tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon où l’affaire a été jugée lundi 16 mars 2026 : « Je n’avais pas envie. Quand on dit non plusieurs fois il faut comprendre ! » A la barre du tribunal, Djamel a donné une autre version : « Tout ce qui s’est passé est en accord avec madame. »

L’étude des messages envoyés à la victime a prouvé que le prévenu avait l’intention de partager autre chose qu’un café ce soir-là. Un des messages était explicite : « J’ai envie de te demander quelque chose mais j’ai peur que tu aies peur… »

L’avocate de la partie civile a souligné que sa cliente a été « choquée par ce qui s’est passé. Elle n’est pas du tout dans un esprit de vengeance, mais n’imaginait pas ce qui allait arriver ». La victime a d’ailleurs déclaré : « Quand on le voit, il est tellement timide qu’on se sent rassuré… »

Des actes à connotation sexuelle

Pour Fiammetta Esposito, procureure de la République, « l’absence de consentement ne fait aucun doute. Elle a exprimé son opposition dès que le prévenu s’est livré à des actes à connotation sexuelle. Le sentiment de salissure qu’elle a ressenti, on le retrouve systématiquement dans ce genre d’affaire ».

Cinq ans de prison dont deux ans avec un sursis simple ont été requis, ainsi qu’une interdiction du territoire français pendant cinq ans et une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

L’avocate de Djamel a estimé que « le doute doit profiter au prévenu. Il n’y a pas assez d’éléments dans ce dossier pour le condamner ». La relaxe a été plaidée. Les réquisitions du ministère public ont été entièrement suivies. Djamel est condamné à trois ans de prison ferme. 5 000 euros de provision devront être versés à la victime au titre des dommages et intérêts.

(1) Prénom d’emprunt.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr