La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes (Ille-et-Vilaine) a rejeté, vendredi 13 mars 2026, la demande de remise en liberté d’un habitant de Plumieux, près de Loudéac (Côtes-d’Armor).
Ce dealer de 31 ans a demandé la veille, jeudi 12 mars 2026, sa remise en liberté.
Ses aveux en pleine audience de cour d’assises, avaient suspendu le procès en février 2026.
« C’est extrêmement rare qu’une cour d’assises soit suspendue pour aller faire des investigations et rechercher le corps », a rappelé l’avocate de la fille de la victime, François Ferreira.
Cet habitant de Loudéac, âgé de 44 ans, avait disparu en février 2023, sur fond de trafic de drogue. D’ailleurs, le procès pourrait reprendre « avant l’été 2026 » a indiqué cette avocate.
« Je mérite de prendre des années de prison »
Au moment de ses aveux, le 3 février 2026, veille des plaidoiries, cet habitant de Plumieux avait expliqué que François Ferreira était un client de son trafic de stupéfiants.
Il avait contesté l’avoir tué mais avait admis avoir participé à la dissimulation du corps.
Le Plumetais avait attribué le meurtre à un de ses quatre complices.
En février 2026, après les aveux du trentenaire, un autre de ses complices avait reconnu avoir jeté le corps de François Ferreira dans le canal de Nantes à Brest, au niveau de Châteauneuf-du-Faou (Finistère).
Le procès avait alors été interrompu, et de nouvelles recherches avaient été ordonnées.
« Je mérite de prendre des années de prison », avait même alors déclaré cet habitant de Plumieux devant la cour d’assises, en février 2026.
Pourtant, jeudi 12 mars 2026, il a formé une demande de mise en liberté devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes.
« Le maintien en détention évitera les pressions »
L’une des avocates de la fille de François Ferreira est venue à l’audience pour dire que les parties civiles étaient « évidemment opposées à cette demande de remise en liberté ».
C’est extrêmement rare qu’une cour d’assises soit suspendue pour aller faire des investigations et rechercher le corps.
L’avocate générale s’est rangée à son avis, estimant que « l’élément nouveau (le supplément d’information) ne justifiait en rien une remise en liberté » de ce trentenaire.
C’est même le contraire : le maintien en détention permettra d’empêcher les pressions sur les témoins et les victimes.
Reprise du procès Ferreira avant l’été ?
En l’absence du trentenaire et de son avocat, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est rangée à l’avis général.
Elle a maintenu en détention cet habitant de Plumieux, vendredi 13 mars 2026.
Quant à la reprise du procès de l’affaire de la disparition de François Ferreira, l’avocate de la fille de la victime a indiqué que « les débats devant la cour d’assises devraient reprendre avant l’été 2026 ».
CB et GF/PressPepper
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