Découvrant que la police avait investi sa résidence, un vingtenaire montpelliérain a sauté du deuxième étage pour tenter de prendre la fuite, ce jeudi 9 avril en plein milieu d’après-midi, dans le quartier Alco. Dans l’appartement qu’il avait quitté précipitamment, les forces de l’ordre ont découvert pour 200 000 euros de stupéfiants…
Il était aux alentours de 16 heures, ce jeudi 9 avril, lorsqu’un Montpelliérain de 22 ans a sauté du deuxième étage d’un appartement situé rue Esculape dans le quartier Alco, pour tenter d’échapper aux forces de l’ordre qui avaient investi les lieux. Torse nu, il s’est réceptionné dans la rue avant de prendre la fuite en courant, malgré une chute manifestement douloureuse.
Quelques instants plus tôt, un équipage de la brigade spécialisée de terrain était intervenu pour des troubles de voisinage signalés dans cette résidence. Mais arrivés au deuxième étage, les policiers ont entendu un important remue-ménage à l’intérieur d’un appartement, laissant supposer une tentative précipitée de fuite.
C’est à ce moment-là que le jeune homme, se sentant semble-t-il pris au piège, a décidé de sauter par la fenêtre. Rapidement pris en chasse, il a finalement été intercepté par un second équipage appelé en renfort. Le suspect aurait alors tenté de s’opposer aux policiers, cherchant à leur faire face, sans toutefois parvenir à se soustraire à son interpellation.
Il s’est enfermé dans son mutisme en garde à vue
Souffrant de douleurs après sa chute, il a été conduit au centre hospitalier où il est resté près de 24 heures, notamment pour des examens liés à des suspicions de lésions vertébrales. À sa sortie, il a été placé en garde à vue dans les locaux de la police où il a choisi de garder le silence.
Et pour cause, la perquisition de l’appartement a permis rapidement de comprendre les raisons de cette fuite spectaculaire. À l’intérieur, les policiers ont découvert un important stock de stupéfiants. 10,8 kg d’herbe de cannabis, 6,2 kg de résine et 1 kg de cocaïne. Du matériel de conditionnement a également été saisi, dont des étiquettes publicitaires comportant QR code et adresse mail destinées à faciliter la prise de commande.
Un peu plus de 200 000 euros de valeur marchande
Au total, la valeur marchande de la marchandise est estimée à plus de 200 000 euros. À noter que les forces de l’ordre ont également mis la main sur un pistolet automatique de type Glock, des chargeurs garnis ainsi que des munitions. Plusieurs téléphones portables ainsi que plus de 13 000 euros en numéraire complètent les saisies.
Déféré ce lundi 13 avril en début d’après-midi devant le tribunal judiciaire de Montpellier dans le cadre d’une comparution immédiate, le procès du mis en cause a finalement été renvoyé en raison . Dans l’attente de sa nouvelle convocation, il a été placé en détention provisoire.




