Ils étaient venus en Bretagne pour fouiller des fourgons et voler des outils

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Trois hommes de 19 à 20 ans étaient jugés, mardi 24 mars 2026, devant le tribunal correctionnel de Brest. On leur reprochait 65 vols ou tentatives de vols entre le 23 et le 28 février 2025 dans différentes villes du nord Finistère. Les victimes ? Des artisans, dont les fourgons ont été fouillés pour y dérober de l’outillage électroportatif.
Sur les trois prévenus, deux étaient déjà en détention provisoire pour des faits de mêmes natures commis dans la région de Rennes. Tous sont domiciliés en région parisienne.
Des investigations téléphoniques ont permis de les identifier, leurs téléphones ayant borné sur les lieux de différents vols.

Un mode opératoire bien rodé

Les voleurs étaient bien organisés. Ils étaient venus en Bretagne à bord d’une BMW bleue louée le 14 janvier 2025. Ils avaient pris un logement au Conquet à partir du 23 février pour cinq nuits. Des fourgons ont été visités à Guilers, Lannilis, Landivisiau, Plabennec, Saint-Renan, Milizac, Bourg-Blanc et Guipavas. Chaque soir, une quinzaine de vols ont été commis.

Le mode opératoire semblait bien rodé, comme les enquêteurs ont pu le constater sur certaines images de vidéosurveillance. Une personne restait dans la voiture, tandis que deux autres, le visage dissimulé, allaient fouiller les fourgons.

Deux des prévenus ont reconnu les faits. L’un d’eux, détenu à Laval depuis deux mois, a raconté que sa mère avait vu ses revenus fondre après avoir perdu son titre de séjour. Ce voyage en Bretagne était donc un moyen rapide de gagner beaucoup d’argent en peu de temps pour subvenir aux besoins de sa famille.

« 65 faits de vols, cinq périples nocturnes, un rendement impressionnant. Le travail des artisans et entreprises a été empêché par la disparition d’un matériel coûteux. Vous avez entravé la vie de vraies gens », a souligné Véronique Wester-Ouisse, la procureure, en regardant les jeunes hommes « rodés, avec des parcours bien préparés à l’avance. Enquêter sur ces voleurs professionnels est un défi. Ils ne sont venus de Paris que pour ça. »

Elle a demandé des peines de quatre à six ans de prison à leur encontre.

Peines de 18 mois à deux ans de prison

Les avocats de la défense ont tous dénoncé ces réquisitions, « beaucoup trop sévères », « démesurées ».

« Ce sont de simples exécutants, ils font ce qu’on leur dit de faire », a tenté de minimiser l’avocate d’un des prévenus.

Un autre représentant de la défense a pour sa part demandé la relaxe pour son client, le seul des trois à avoir déjà été condamné par le passé. « Est-ce qu’on le reconnaît sur des vidéos ? A-t-on retrouvé son ADN quelque part ? Avez-vous des retranscriptions de certaines de ses conversations ? Non ».

Le tribunal a finalement déclaré les trois hommes coupables des faits reprochés, prononçant des peines de 18 mois à deux ans de prison. Il a également dû prononcer un mandat d’arrêt à l’encontre du seul prévenu qui comparaissait libre, ce dernier ayant pris la fuite avant l’annonce du jugement.

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