Ils gardaient illégalement chez eux, dans un débarras, un faucon crécelle qu’il faudra euthanasier

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Un couple de Gouffern en Auge, dans l’Orne, a été jugé et condamné ce mardi 24 mars 2026 par le tribunal judiciaire d’Argentan, lui à six mois de prison et elle à 2 000 € d’amende avec sursis.
Absents à l’audience, ils étaient cités à comparaître pour avoir détenu de manière illicite un animal non-domestique, en l’espèce un faucon crécerelle, le privant de soin, dans un endroit pouvant être cause de souffrance, en récidive.

 » On ne promène pas un faucon comme un chien « 

L’affaire remonte au 2 novembre 2024, lors d’une intervention de routine pour un cambriolage à Gouffern en Auge. Les gendarmes font alors une découverte macabre : derrière la porte d’un débarras de moins d’un mètre carré, une femelle faucon crécerelle survit dans l’obscurité totale.

L’oiseau, attaché par des lanières de cuir munies de grelots, gisait au sol, incapable de voler ou de rejoindre ses perchoirs. Alertés, les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) n’ont pu que constater l’ampleur des dégâts. Transféré en urgence au refuge de « La Dame Blanche », le rapace présentait des séquelles telles que le vétérinaire a dû préconiser son euthanasie.

À la barre, ou plutôt lors de leurs auditions, Romain Blondeau (32 ans) et sa compagne (29 ans) ont tenté d’expliquer l’inexplicable. L’homme a reconnu avoir acheté l’animal « par plaisir » pour 300 € en espèces, refusant de dénoncer son vendeur par peur de représailles. Il affirmait nourrir l’oiseau de rongeurs et de cœur de bœuf, le sortant occasionnellement sur son balcon « comme un chien ».

Un argumentaire balayé par l’expert de l’OFB : la détention d’un tel animal sauvage exige un certificat de capacité et des connaissances biologiques strictes. Le faucon est un animal qui a un besoin vital d’espace et de vol.

Un trafic lucratif alimenté par les réseaux sociaux

Le procureur de la République souligne une mode virale de posséder des animaux sauvages poussée à son paroxysme par les réseaux sociaux. Il précise que c’est le troisième trafic le plus lucratif après la drogue et les armes.

Non, on ne s’occupe pas d’un faucon crécelle comme un chien que l’on promène »

Le procureur de la République

Il a rappelé l’état de récidive avant de requérir à l’encontre de lui, une peine de six mois de prison, au regard de son casier judiciaire lourd, et à l’encontre de sa compagne, une amende délictuelle de 2 000 € avec sursis et pour les deux, une amende de 900 € pour la détention en captivité d’un animal non domestique, 350 € pour la privation de soins et 350 € pour le maintien dans un habitat pouvant être cause de souffrance.

Romain Blondeau et sa compagne ont finalement été condamnés suivant les réquisitions du magistrat.

Rappel de la loi

La détention d’animaux non-domestiques (rapaces, reptiles exotiques, etc.) est strictement réglementée en France. Elle nécessite une autorisation préfectorale et, selon l’espèce, un certificat de capacité. Toute infraction expose à de lourdes peines de prison et des amendes pouvant atteindre 150 000 €.

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