Une enquête judiciaire a été ouverte pour « enlèvement et séquestration de plusieurs personnes » dans l’Aveyron depuis le vendredi 20 mars 2026, à la suite de la disparition d’une mère et son fils de 13 ans, de son ex-conjoint, père de l’enfant, et de la compagne de celui-ci, a annoncé dimanche 22 mars le procureur de Rodez.
D’importants moyens ont été déployés dès vendredi matin pour mener des recherches en différents lieux de l’Aveyron et du Tarn-et-Garonne, engageant 30 gendarmes au sol ainsi que des drones techniques, hélicoptère, plongeurs, équipes cynophiles, selon la Section de recherches de gendarmerie de Toulouse chargée de l’enquête.
Près de Villefranche-de-Rouergue
« Les personnes enlevées sont une femme et son fils de 13 ans, qui ont disparu de leur domicile de Vailhourles », un village de l’Aveyron près de Villefranche-de-Rouergue, a précisé dans un communiqué le procureur, Nicolas Rigot-Muller. Une maison se situant au lieu-dit Saint-Grat.
« Le mis en cause » est le père de l’adolescent, « qui a déjà été condamné pour non-représentation d’enfant et harcèlement sur ex-conjoint », a-t-il ajouté. Sa compagne actuelle, également « introuvable », avait « facilité » la non-représentation pour laquelle son compagnon avait été condamné en 2022, a précisé le procureur à l’Agence France-Presse.
Un ancien policier et ancien joueur de rugby à XIII
Selon une source proche du dossier, le père de l’adolescent, un ancien policier et ancien joueur de rugby à XIII, avait déjà participé, avec d’autres pères ayant perdu la garde de leurs enfants, à une grève de la faim devant le tribunal de Rodez ou à des manifestations devant la mairie de Villefranche-de-Rouergue, à une quinzaine de kilomètres de Vailhourles. Sur les réseaux sociaux, il affirmait que son fils était « en danger » auprès de sa mère et dénonçait son impossibilité d’obtenir un droit de garde. Il s’agirait de Cédric Prizzon, rugbyman à Villefranche-de-Rouergue.
« Pressions »
En mars 2023, il avait expliqué au quotidien Centre Presse que son ex-conjointe « multiplie les pressions sur lui pour qu’il se plaigne de moi, et le petit me dit avoir peur de sa mère. Cette affaire est émaillée de fausses déclarations et de fausses attestations depuis le début. Je veux que quelqu’un examine cette affaire avec impartialité », avait-il ajouté.
L’enquête a débuté vendredi matin, à la suite d’un signalement effectué par un membre de la famille de la mère, âgée de 40 ans. Trois techniciens en investigation criminelle ont été dépêchés sur les lieux, sous la direction d’un coordinateur criminalistique, selon la section de recherche, tandis que le laboratoire scientifique de la police de Toulouse a été sollicité pour réaliser des analyses génétiques en urgence. Aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.
Trente enquêteurs judiciaires de la section de recherche de Toulouse et des brigades de recherches de l’Aveyron restent mobilisés pour mener les investigations sous la direction du parquet de Rodez.
Avec AFP
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