"J’ai envie d’entrer dans la lumière" : pourquoi Sabrina choisit de se faire baptiser pendant le week-end de Pâques, à 52 ans

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Sabrina Ricard Rippol, 52 ans, a choisi de se faire baptiser, ce samedi 4 avril 2026, au cours du week-end de Pâques. Cette Agathoise qui a "toujours cru en Dieu" a décidé de se lancer. Père athée, signes de l’existence de Dieu, catéchuménat, la gestionnaire locative raconte son nouveau départ avec enthousiasme.

« J’ai toujours cru en Dieu, depuis toute petite ». La discussion avec Sabrina Ricard Rippol, 52 ans, qui va se faire baptiser en ce week-end de Pâques, débute ainsi. Avec cette phrase assenée avec l’assurance de celle qui n’a jamais douté.

Enfant, son père, athée, s’oppose au baptême de sa fille, en dépit du souhait de son épouse. « Il m’a laissé la liberté d’aller à l’Église. J’ai eu la chance d’accompagner ma cousine, Stéphanie, qui elle, a fait tout le parcours. » Sans être baptisée, l’Église fait partie de la vie de Sabrina, originaire d’Agde.

Sabrina Ricard Rippol va se faire baptiser à Agde ce samedi 4 avril 2026. DR – SRR

« Il m’a envoyé des signaux »

Tout au long de sa vie, l’Héraultaise, devenue gestionnaire immobilière, dit avoir reçu des signes de la preuve de l’existence de Dieu. « Il m’a envoyé des signaux. » Le plus fort : la naissance de son fils, Sacha, après sept ans d’attente et de parcours PMA, l’année de ses 40 ans. « Un vrai miracle. Sacha, ce n’est pas l’embryon de la PMA. Pour moi, c’est vraiment Dieu qui me l’a envoyé », confie celle qui a fait baptiser son fils et s’est mariée à l’église, en présence de son papa.

En 2004, quand elle perd son oncle, son neveu, Milo, naît « la même année », le même jour de naissance que son oncle. Autre « signe de l’amour de Dieu » pour Sabrina, en 2019 : alors qu’elle perd son père et son beau-frère, son neveu Maël naît. « Il nous l’a envoyé pour atténuer notre peine. »

« Assez d’être sur le banc de touche »

Pourquoi avoir attendu aujourd’hui pour recevoir le baptême ? Un accident de ski, en 2024, est l’élément déclencheur. Immobilisée pendant six mois, Sabrina Ricard Rippol a le temps de réfléchir et décide de se lancer. « J’en ai eu assez d’être sur le banc de touche. Je veux m’engager pleinement. J’ai envie d’entrer dans la lumière ».

Pendant deux ans, l’Agathoise fait son catéchuménat (sa préparation au baptême, NDLR) dans la ville de son enfance. « On apprend la vie de Dieu, on lit des psaumes, des évangiles, et on réfléchit ensemble ».

Nouveau départ

« L’appel décisif », à la cathédrale de Montpellier, avec plus de 200 autres futurs baptisés, reste fortement marqué dans sa mémoire. « À la fin, on s’est retrouvé avec une cathédrale qui était debout ». En compagnie de sa marraine Rose-Marie, amie de ses parents, Sabrina dit « oui » au baptême officiellement ce jour-là. « C’est comme un nouveau départ, pour avancer avec plus de convictions ».

Son entourage a été bienveillant face à son choix. Les uns surpris, les autres très émus, d’autres encore simplement respectueux. « J’ai été vraiment bien entourée. »

Ce samedi 4 avril, avec neuf autres « sœurs », « que des filles », Sabrina Ricard Rippol sera baptisée en la cathédrale Saint-Étienne, à Agde, à la veillée pascale. Un moment fort, la finalité d’un long parcours, qui sera forcément « très émouvant », parce qu’à l’âge adulte, « on décide vraiment de rentrer dans la foi ».

Plus de 13 000 adultes baptisés à Pâques en 2026

L’Église catholique enregistre cette année encore une hausse des baptêmes d’adultes et d’adolescents en France, avec plus de 21 000 catéchumènes.

Plus de 13 000 adultes recevront le baptême cette année à Pâques – soit + 28 % par rapport à 2025 – selon des chiffres publiés par la Conférence des évêques de France mardi 24 mars 2026. Plus de 8 000 adolescents se feront aussi baptiser (+ 10 % comparé à l’an dernier).

"Les gens ont envie de retrouver la foi, une tranquillité d’esprit, analyse Sabrina Ricard Rippol, Héraultaise qui s’apprête à recevoir le baptême à Agde. Compte tenu du contexte international, les gens ont besoin d’amour. Et dans la religion catholique, Dieu est un Dieu d’amour."

Si la hausse amorcée ces dernières années se poursuit, elle n’endigue pas, loin de là, l’effondrement des baptêmes chez les enfants passés de 380 000 en 2000 à 150 000 en 2024, reprend Radio France.

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