Au tribunal du Mans (Sarthe), un homme de 20 ans a été jugé pour des violences sur sa compagne. Il les a commis dans la ville préfecture entre mercredi 22 novembre 2023 et mercredi 18 mars 2026.
Au Mans, un homme donne un coup de poing au visage de sa compagne : elle finit par terre, en sang
En cette dernière date, une femme dépose plainte contre son conjoint pour des violences subies dans la nuit du 17 au 18 mars au Mans.
Une dispute éclate au sein du couple cette nuit-là. Lorsque sa compagne décide de quitter la pièce, l’homme lui lance : « Si tu bouges, tu vas voir », avant de lui asséner un très violent coup de poing au visage. Et de lui dire : « Tu vois ce que tu me pousses à te faire ? »
Présent dans le logement, le frère de la victime intervient et découvre sa sœur à terre, en sang, tandis que son beau-frère lui montre le téléphone de cette dernière en déclarant : « Tu vois le message qu’elle envoie aux hommes ? » La jeune femme est rapidement prise en charge par les secours et conduite aux urgences.
« J’ai mis du temps à réaliser qu’il pouvait me faire ça »
Devant le tribunal, le prévenu, un homme très grand, physiquement imposant, vêtu d’un pull, d’un gilet vert et d’un pantalon noir, reconnaît les faits qui lui sont reprochés.
« Vous voulez la tuer ? » demande le président du tribunal. « Non », répond le prévenu, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français.
Présente au tribunal, la victime, une femme de taille moyenne, entièrement vêtue de noir, aux traits fins, le chignon impeccable mais l’œil droit couvert d’un impressionnant hématome, déclare : « C’est très dur pour moi aujourd’hui. »
J’ai mis du temps à réaliser qu’il pouvait me faire ça !
La victime indique qu’elle perdra peut-être son acuité visuelle à cet œil, d’autant plus qu’elle portait une lentille de contact au moment où elle a reçu le coup.
« À cette occasion, elle aurait pu perdre la vie. »
« Il m’a déjà mis des claques », poursuit-elle en larmes. Elle évoque des violences remontant à 2023, entrecoupées d’une période sans violences physiques : « J’ai pensé qu’il avait changé. »
Elle explique qu’elle ne souhaite plus vivre avec lui : « J’ai réalisé que c’est l’homme qui m’aimait qui pouvait me faire ça […] Je suis partie aux urgences. J’ai vomi du sang ! »
Trois ans de prison ferme pour l’agresseur et interdiction définitive du territoire français
« Elle a vécu quasiment l’enfer », lance la procureure. Avant d’ajouter : « À cette occasion, elle aurait pu perdre la vie. » Elle requiert deux ans de prison ferme, assortis d’un maintien en détention à l’encontre du prévenu.
Reconnu coupable, malgré une extinction de l’action publique pour certains faits, le prévenu a été condamné à trois ans de prison ferme, ainsi qu’à une interdiction définitive du territoire français.
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