Je me suis sentie violée dans ma vie privée

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Jugé en son absence jeudi 26 mars 2026, un quadragénaire a écopé de 12 mois de prison pour harcèlement et dénonciation calomnieuse. Il avait transformé la vie d’une habitante de Tilly-sur-Seulles (Calvados) en enfer.

Mais qu’a bien pu faire Eva* pour engendrer une telle obsession chez Laurent* ? Une heure d’audience n’aura pas permis, au bout du compte, de répondre à cette question. Même l’avocat de la défense admettra ne pas avoir compris. Jeudi 26 mars 2026, le prévenu, âgé de 44 ans, a été jugé en son absence pour harcèlement moral entre 2022 et 2025 à Tilly-sur-Seulles, ainsi que pour dénonciation calomnieuse.

Obsédé, il ne lui laisse aucun répit

Le calvaire aura duré deux ans et demi, avec un bilan de 15 jours d’ITT pour la victime. C’est comme si cet homme qu’elle ne connaît pas avait décidé de consacrer toute son énergie à la harceler. « Je me suis sentie violée dans ma vie privée », confie-t-elle.

Au début, Eva, qui tient un commerce, aurait refusé sa demande d’ami sur les réseaux sociaux. Il aurait alors créé plusieurs comptes pour y publier ses délires, se faisant passer pour son conjoint à l’aide de montages photos. Il aurait déposé des cadeaux dans sa boîte aux lettres, l’aurait saturée d’appels et de mails, tôt le matin ou tard le soir. Jusqu’à neuf pages de messages ont été constatées.

Il serait passé et repassé devant chez elle en voiture. Eva finira par avoir peur de sortir et de le croiser, empêchant même ses enfants de jouer à l’extérieur et surveillant sans cesse les réseaux sociaux pour découvrir ses nouvelles publications. Laurent est même allé jusqu’à accuser l’ex-compagnon d’Eva de maltraitance sur leurs enfants.

Une vengeance gratuite

Entendu lors de l’enquête, il évoquera une vengeance, déclarant avoir simplement « voulu les embêter ». Déjà connu de la justice pour des faits de vols, de dégradations et des délits routiers, le prévenu a été condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire pendant 24 mois.

Cette peine s’accompagne d’une injonction de soins psychologiques ou psychiatriques, d’une interdiction de contact avec la victime et de l’interdiction de détenir une arme durant 3 ans.

*Prénoms d’emprunt

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