Je pense qu’il manque de tact !

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

« C’était purement intellectuel ! ». Plutôt grand, cheveux blancs impeccables, lunettes à montures transparentes, veste bleu marine de bonne coupe, chemise bleu ciel, pantalon noir et baskets noires : au tribunal du Mans (Sarthe), un médecin de 74 ans conteste les faits qui lui sont reprochés. Puisque lundi 23 mars 2026, il est jugé pour plusieurs agressions sexuelles sur six policières, et d’avoir tenu des propos du même registre, entre 2015 et 2019.

Jugé au tribunal du Mans, un médecin à la retraite faisait des allusions sexuelles à des policières

À une patiente à qui il examine la poitrine, il fait des remarques sexuellement explicites sur ses seins. À une autre, à qui il palpe le pubis, il dit qu’elle ne pourra pas reprendre le travail « ni refaire des galipettes ». « C’est un malentendu » se défend le médecin. « Comment ça se fait ? » demande la présidente du tribunal. « Elle était mal à l’aise, peut-être qu’elle faisait une assimilation. J’ai voulu aplanir son angoisse », explique-t-il, après avoir concédé que ce n’était pas approprié mais qu’il a été mal compris.

À une femme qui lui explique sa difficulté à avoir des enfants, il lui répond qu’elle n’est pas trop futée puisqu’elle a une équipe de CRS à disposition. D’autres patientes racontent qu’il leur a demandé de se pencher vers l’avant avant de se frotter à elles, à tel point qu’elles ont pu sentir son sexe en érection.

Une autre raconte qu’alors qui lui examinait les cervicales, le médecin lui a demandé si cela lui procurait un plaisir sexuel comme lui aurait confié d’autres patientes…

« Vous avez quand même un discours extrêmement sexualisé envers vos patientes »

« Vous avez quand même un discours extrêmement sexualisé envers vos patientes » remarque Me Jonathan Proust, l’avocat des victimes, rappelant que les faits sont constitués avant de demander des dommages et intérêts.

L’ordre des médecins, qui s’est constitué partie civile, était représenté par un homme qui déclare : « Si ces faits sont avérés, ils seraient contraires à l’éthique de la profession. »

« Les explications fournies à votre audience me paraissent légères » lance de son côté le procureur qui requiert trois ans de prison avec sursis à l’encontre du prévenu.

« En fait il a envie qu’on soit copain avec lui »

« Il n’y a aucune intention sexuelle », affirme pour sa part Me Mikaël Poinson, l’avocat du prévenu, qui admet tout de même des propos inadaptés et des maladresses de la part de son client qui relèvent plus de la familiarité que des faits reprochés.

« En fait, il a envie qu’on soit copain avec lui, je pense qu’il manque de tact. ». Il plaide la relaxe pour le prévenu : « Le ressenti ne fait pas l’infraction », conclut-il.

18 mois de prison

Reconnu coupable, le prévenu est condamné à 18 mois de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité.

Inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv), il devra enfin verser des dommages et intérêts aux parties civiles.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr