"Je voulais défendre la fille" : un trentenaire suspecté d’avoir menacé un homme avec un tournevis et de l’avoir roué de coups à Nîmes

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Une agression commise sous la menace d’un tournevis a été évoquée ce mardi 28 avril, lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Le suspect, déjà condamné à 13 reprises, venait de sortir de prison au moment des faits présumés. Son procès a toutefois été reporté, en raison de la grève des avocats.

« Vous vous seriez jeté sur la victime, en la menaçant avec un tournevis et en lui donnant des coups », évoque brièvement la présidente du tribunal correctionnel, ce mardi 28 avril. Dans le box des prévenus, un homme âgé d’une trentaine d’années, qui aurait agressé un individu quelques jours plus tôt, le 25 avril dernier, à Nîmes. Lors de son interpellation, le mis en cause était visiblement alcoolisé. Ce mardi, il a donc été présenté dans le cadre d’une comparution immédiate pour des faits de violences aggravées.

Deux jours d’ITT délivrés à la victime

Une agression qui a valu deux jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) à la victime. Le prévenu est également poursuivi pour la dégradation d’un véhicule, notamment le bris d’un rétroviseur. À l’audience, il tente alors de se justifier, en précisant avoir agi de la sorte pour venir en aide à une jeune femme. « Je suis désolé par rapport à monsieur. Je voulais juste défendre la fille, sinon je serais pas intervenu », a-t-il déclaré.

Les contours de cette affaire n’ont cependant pas été plus éclaircis. La grève des robes noires étant maintenue, l’affaire a été renvoyée à une date ultérieure faute d’avocat pour plaider.

Un casier déjà bien fourni

La procureure a alors abordé la question des mesures de sûreté dans l’attente du futur procès. Et pour elle, le casier judiciaire du prévenu joue en sa défaveur. De la consommation de stupéfiants à des vols aggravés, il présente 13 mentions au total, dont la dernière remonte à quelques mois seulement.

Au moment des faits présumés, l’homme venait tout juste de sortir de prison après huit mois d’incarcération, à la mi-mars. « Son rapport à la loi m’interroge », soulève alors la magistrate. Et rappelle que « ses sursis probatoires ont déjà été révoqués. » Elle requiert un maintien en détention provisoire. Une demande suivie par le tribunal. Le dossier a été renvoyé au 29 juin prochain. En attendant, le trentenaire a été reconduit en cellule.

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