Un buraliste bordelais de 40 ans a été mis en examen, samedi 25 avril, pour blanchiment de trafic de stupéfiants après la découverte d’un système de rachat de tickets gagnants. L’enquête révèle que le suspect enregistrait parfois jusqu’à 72 paris simultanés.
C’est une combine bien ficelée qui aurait duré presque cinq années. Un buraliste bordelais de 40 ans est soupçonné d’avoir aidé des trafiquants à blanchir l’argent de la drogue , , samedi 25 avril.
L’affaire a débuté après une alerte émise par Tracfin, la cellule de renseignement financier. Selon le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, l’enquête de la Division de la criminalité organisée a révélé un système de rachat de tickets gagnants de la Française des Jeux.
« Ce système consiste à acquérir, au moyen ‘d’argent sale’, les espèces issues des ventes de stupéfiants, des récépissés gagnants de jeu, sans être à l’origine des mises, afin d’encaisser les gains et les injecter dans le système bancaire », explique à nos confrères Renaud Gaudeul.
Jusqu’à 72 paris simultanément
Entre 2019 et 2024, le buraliste aurait ainsi accepté d’encaisser massivement des paris sportifs, parfois jusqu’à 72 simultanément, alors que les mises provenaient d’autres établissements. L’accusation soutient qu’il collectait ces titres de paiement auprès de sa clientèle pour les revendre aux trafiquants contre une commission. Ce rôle d’intermédiaire permettait aux criminels de justifier la possession de fonds importants sans avoir misé eux-mêmes.
Placé sous contrôle judiciaire, l’homme de 40 ans a été mis en examen pour blanchiment de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Dans l’attente de son jugement, l’homme a l’interdiction formelle d’exercer son métier ou toute activité liée aux jeux de hasard. Pour ces faits, il risque une peine de dix ans de prison et une amende de 750 000 euros.






