Elle intensifie la prise en charge des enfants avec différentes actions pour lutter contre le décrochage scolaire.
Lodève a obtenu en 2025 le label d’État Cité éducative, copiloté par l’Agence nationale de cohésion des territoires et la Direction générale de l’enseignement scolaire. Et avec lui des premiers crédits pour accompagner le parcours « 0 à 25 ans » du Quartier prioritaire de la ville dans sa globalité. L’objectif, intensifier les prises en charge, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire pour lutter contre le décrochage et offrir de meilleures perspectives de réussite.
Des synergies pour aider ceux qui en ont le plus besoin
« La Cité Éducative, ce n’est pas un lieu physique mais une ambition. Celle de cibler des populations en difficulté, des enfants qui cumulent des vulnérabilités d’ordre socio-économique, socioculturel, liées à de la monoparentalité, à des problèmes de précarité, de mal-logement pour les accompagner vers l’émancipation », complète Jean-Michel Rol, principal du collège Paul-Dardé et chef de file de la Cité éducative de Lodève. « À partir de là, il s’agit de créer des synergies entre les établissements scolaires, notamment ceux du 1er degré, avec le Programme de réussite éducative, les services de l’État, la commune, des associations et acteurs locaux, des parents pour travailler ensemble sur différentes actions. Et montrer aux élèves qu’il existe un avenir, que grâce à l’école, on peut s’en sortir. »
Cela passe par une prise en compte de tous les temps, en s’appuyant sur des thèmes variés qui peuvent contribuer à l’équilibrage des réussites.
Résorber les inégalités de destins
"On est dans le fondement même de la mission de l’école de la République, dans un souci partagé d’égalité et de voir bien grandir notre jeunesse. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir accès à une bibliothèque, à des équipements ou tout simplement à la maîtrise de la langue française qui est le facteur de réussite déterminant", notent les chefs d’établissements. Depuis sa mise en place, la Cité éducative a déjà aidé à monter des formations sur les violences intrafamiliales et la grande pauvreté, des actions autour de l’ouverture à l’environnement local, à la culture, à la nature vers le Salagou avec un projet voile… Elle œuvre avec la Maison Sport santé pour l’évaluation et le suivi des élèves et a permis d’assouplir les conditions d’accès à l’école aux moins de trois ans. "Bref, des d’actions qui aident à résorber des inégalités de destins."
« Le but, c’est d’atteindre celles et ceux qui en ont le plus besoin, de réfléchir au parcours de l’enfant, du jeune mais aussi de toucher les parents, pour qu’ils se rapprochent de l’école et ne soient plus en retrait », reprend son collègue Benjamin Arino, proviseur du lycée Joseph-Vallot. « C’est une réflexion collective pour briser ces destins d’orientation scolaire, d’insertion professionnelle liés à l’origine sociale. Dans un objectif d’égalité des chances. »








