La critique de Fabrice Andrivon : "La Corde au cou" signe le retour d’un Gus van Sant plus sage que subversif

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Ce film est projeté à Marvejols.

Grande nouvelle : Gus van Sant revient aux affaires ! Il adapte avec La Corde au cou un curieux fait divers : la prise d’otage dans les années 1970 par un homme excédé par la stratégie d’une boîte de prêts hypothécaires, nous plongeant ainsi dans une sorte de tragi-comédie sociale.

Une prise d’otage qui pourrait facilement se transformer en film d’action simpliste. C’est sans compter sur le réalisateur qui tente de donner à son personnage chair et humanité : le combat de cet homme est à l’origine plutôt sain et gagne facilement notre sympathie.

Malgré le fort ancrage dans le passé (Pacino en rappel d’Un après-midi de chien, musique vintage…), Van Sant garde ses pieds dans le monde moderne, avec cette critique du capitalisme sauvage, avec cette satire sur le monde des médias, avec ce portrait d’un « gars du peuple » face au monstre des banques et des mass médias.

Un ton très plaisant

Il sait toujours observer son temps, même si sa tendance pour ce faire à se réfugier dans le passé peut commencer à fatiguer. Si le ton est très plaisant, si la reconstitution des années 1970 est discrète et brillante, si la mise en scène, classique, est fluide et efficace, si le rythme est correct, les fans de l’expérimentateur seront forcément déçus.

On est tout de même en droit de demander plus au créateur d’Elephant et de Gerry. Il semblerait pourtant qu’on ne doive plus s’attendre de sa part qu’à des films certes bien faits, mais gentils, moraux et corrects comme celui-ci. Un retour en bonne forme, dirons-nous, mais sans plus.

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