Exit la Brasserie de la Gare. Découvrez quel est le projet qui se prépare avec une ouverture prévue pour la fin de l’année.
Une page va bientôt se tourner. L’historique Brasserie de la Gare va bientôt disparaître. Et bientôt, en lieu et place, face à la gare Saint-Roch du centre-ville de Montpellier, trônera un immense café Marie Blachère.
« On en saura plus que la date d’ouverture dès qu’on aura toutes les autorisations de travaux… », explique Laurent Lechuga, le patron de la Brasserie qui ne se projette pas avant la fin de l’année 2026 pour ouvrir son nouveau commerce.
Mais l’homme tient tout de même à préciser : « Attention, ce ne sera pas une boulangerie Marie Blachère, mais un café Marie Blachère. Les cafés sont dédiés au centre-ville, les boulangeries en extérieur de la ville. »
D’autant plus que Laurent Lechuga est déjà le patron de l’autre « café » Marie Blachère de Montpellier qui se trouve rue de la Loge. Mais celui devant la gare sera bien plus grand. La surface le permet. Il y aura de quoi se restaurer sur place avec de nombreuses tables.
Un incendie qui a permis la rénovation et la création de la Brasserie de la Gare
Marcel Salerno, l’homme d’affaires montpelliérain décide en 1988 de racheter l’immeuble situé place Auguste-Gibert en face de la gare. Ce dernier était entièrement ravagé à la suite d’un terrible incendie. La Brasserie PLM à l’époque avait été détruite.
Après les travaux, en 1989, la Brasserie de la Gare avait ouvert ses portes.
La brasserie PLM après l’incendie.Midi Libre
La Brasserie de la Gare, une fois rénovée après l’incendie.Midi Libre
Un tournant
Même si Laurent est emballé par le nouveau projet, il est attaché à la brasserie traditionnelle. « Mais elle n’est malheureusement plus adaptée au mode de consommation d’aujourd’hui. Quand vous voyez que nos voisins c’est MacDo et Starbucks, on n’a pas le choix, il faut s’adapter au marché. »
Et de préciser : « Au moins, Marie Blachère, ça reste une belle enseigne française. »
Pour lui, le réel tournant se situe après le Covid. « Les modes de consommation ont changé. On ne s’attable plus pendant plus d’une heure le midi pour une entrée, plat, dessert. Maintenant, il faut avoir fini en vingt minutes… »
Alors place au concept de coffee shop à la française avec une offre plus pratique sur place ou à emporter… Et pour les nostalgiques, ils peuvent encore profiter quelque temps de la brasserie à l’ancienne…