C’est le potentiel match du sacre pour l’Atlas. Mais Pailladins et Lunellois devront parcourir près de 200 km pour se rendre au stade. Explications avec l’avis des présidents.
Le club tourne autour depuis quelques saisons maintenant. Il a ainsi échoué de peu l’an dernier lors du barrage d’accession face à Tarbes (défaite 1-0). C’est de nouveau l’heure pour l’Atlas Paillade, en passe de basculer dans une nouvelle dimension, le cercle des 214 équipes de l’Hexagone qui évoluent au niveau national.
Une accession inéluctable tant l’avance de l’Atlas est conséquente mais qui pourrait devenir officielle ce samedi à l’occasion de la réception de Lunel. Une “réception” sur le papier, mais qui se déroulera à Toulouges (près de Perpignan). Les deux clubs devront parcourir près de 200 km pour rallier le stade Jonathan Hernandez, un déplacement qui ne convient à personne, notamment au regard du prix de l’essence.
Une sanction qui remonte au 22 février
« C’est une succession d’évènements en notre défaveur qui est responsable de la situation, explique le président de l’Atlas, Mahfoud Benali. D’abord, on a été sanctionné d’une rencontre à l’extérieur à cause d’une incompréhension avec le délégué après le match face à Aigues-Mortes. Même le directeur sportif adverse a plaidé en notre faveur en disant qu’il ne s’était rien passé de sanctionnable. Ensuite, les élections ont retardé la sanction car il nous fallait des signatures de maires ou adjoints pour valider une délocalisation sur un terrain municipal ». Voilà donc comment le club se retrouve à jouer le 25 avril un match à deux heures de route pour des faits survenus le 22 février ! Pour cette rencontre, la Ligue a obligé le club à un exil de plus de 50 km, les solutions de replis habituelles comme Grabels ou Sussargues n’étaient donc pas viables.
De son côté, le président de Lunel, Pascal Martin, qui avait proposé de recevoir le match, est contrarié par la distance et le coût supplémentaire engendrés. « C’est à l’opposé de chez nous, l’horaire est spécial, on a des joueurs qui bossent le samedi, détaille le président du Gallia. On a fait appel à la Ligue qui va prendre en charge une partie du déplacement ».
Concernant l’enjeu, qui pourrait couronner l’adversaire, il ne changera pas les plans visiteurs. « C’est un match comme un autre, on l’aborde avec tranquillité, on ne va rien donner ».
Lunel, qui pendant un temps visait la seconde position, se contentera volontiers d’une place sur le podium selon les dires du président, beau joueur. « Si l’Atlas n’est pas champion dès ce week-end, ce sera celui d’après. C’est mérité pour leur saison exemplaire et sans faille, je les félicite et leur souhaite bonne chance pour l’échelon supérieur. Quant à nous, on est déjà au travail pour l’avenir du club et la saison 2026-2027 ».
L’Atlas pourra continuer à utiliser son terrain en National 3
Les Pailladins, en cas de succès, célébreront donc la montée loin de la ferveur populaire qui les accompagne habituellement, mais le président l’assure : « On fêtera ça lors de notre prochain match de championnat à domicile, le dernier de la saison, le 17 mai face à Béziers ». Avant d’ajouter, d’un air sûr et satisfait : « On travaille déjà pour la saison prochaine… »
Quoi qu’il en soit, la situation d’Agde (relégable dans sa poule A en National 3) pourrait faire de Montpellier Atlas Paillade le deuxième club du département dans la hiérarchie, derrière… le Montpellier Hérault !
Concernant le stade pour la saison prochaine, c’est une interrogation que beaucoup se posent et à juste titre à propos de la conformité de l’annexe de la Mosson pour le niveau National 3. Interrogé, le président a officiellement levé le doute. « Le terrain est bien homologué. Il nous faudra juste quelques travaux pour mettre aux normes les vestiaires joueurs, arbitres et délégués. Mais rien de colossal, de toute façon on a déjà anticipé avec la municipalité qui va réaliser les ajustements nécessaires ».







