Lancé en pleine crise sanitaire, le concours photo intercommunal L’Œil et le cœur revient pour une sixième édition. À travers l’objectif des habitants, il met en lumière le patrimoine et les détails souvent méconnus des communes de l’agglomération.
Né en 2020, au moment où toute forme de rassemblement était proscrite, le concours photo L’Œil et le cœur s’est imposé comme une réponse originale à l’isolement culturel. « L’idée était de proposer quelque chose que les gens pouvaient faire seuls, en allant prendre des photos dans leur village », explique Emmanuel Taltavull, coordinateur de l’événement. Six ans plus tard, le concept perdure et fédère toujours autant.
Pour cette nouvelle édition, six communes participent à l’aventure : Boisseron, Lunel, Saint-Sériès, Saturargues, Saussines et Galargues. Le principe reste inchangé : les habitants sont invités à envoyer leurs clichés, réalisés avec un appareil photo ou un simple téléphone. Cette année, le thème imposé, ce sont les petits secrets de nos villages. En moyenne, une centaine de photos est déposée chaque année. Les participants ont jusqu’au 6 mai au soir pour tenter leur chance.
Une exposition à ciel ouvert
Dans chaque commune, un jury sélectionne une dizaine de photos, qui sont ensuite imprimées, et exposées dans l’espace public jusqu’en septembre. « C’est important de valoriser le regard des habitants et de montrer leur travail », insiste Emmanuel Taltavull. Certaines œuvres toujours même une seconde vie dans les publications municipales.
Le concours se veut aussi participatif : un prix du public est attribué via vote papier ou QR code, un prix des enfants grâce à la participation des élèves des écoles, et un prix du jury. À l’échelle de l’agglomération, un Grand Prix vient récompenser l’une des œuvres sélectionnées. Le jury est présidé par Dominique Gury, président de l’Union régionale d’art photographique Languedoc-Roussillon.
Les résultats seront dévoilés lors d’un vernissage fin septembre à l’Office de tourisme du Pays de Lunel, où les photos lauréates seront exposées avant de rejoindre la médiathèque. Une manière de prolonger l’expérience et d’ancrer, durablement, ces regards dans le paysage local.








