le policier conteste en cassation son renvoi devant la cour criminelle

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Il dénonce une décision « lunaire ». Le 5 mars 2026, la cour d’appel de Versailles a décidé de renvoyer Florian M., le policier qui a tué Nahel Merzouk en juin 2023 à Nanterre, devant la cour criminelle pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et non pour meurtre. On aurait pu croire que cette décision satisferait Me Laurent-Franck Liénard, l’avocat de l’agent poursuivi, et son client. Mais ce n’est pas le cas : il a ainsi annoncé ce vendredi qu’il allait contester cette décision devant la cour de Cassation.

« Il faudrait faire revivre Monsieur Merzouk et rejouer la scène »

« La motivation de la chambre est en effet lunaire : on nous reproche de ne pas démontrer que ’l’impact psychologique’ d’un tir ailleurs que dans l’habitacle n’aurait pas été suffisant pour dissuader Nahel Merzouk de repartir », estime l’avocat.

Mais, rétorque-t-il, « d’abord il y a une contradiction puisque la chambre relève que le véhicule était en train de repartir au moment du tir. Ensuite, on nous demande d’apporter une preuve impossible. Il faudrait faire revivre Monsieur Merzouk et rejouer la scène pour savoir si un tir ailleurs que sur le conducteur serait suffisant pour le dissuader de repartir ».

Des arguments qui constituent finalement, selon lui, « une motivation qui n’a aucun sens » et qui empêche de démontrer le « caractère absolument nécessaire du tir ». Or, cette notion d’absolue nécessité, prévue dans la loi Cazeneuve de 2017 et renforcée par un arrêt de la cour de Cassation de 2021, permettrait de dédouaner le policier auteur du tir mortel et donc de motiver un abandon total des poursuites à son encontre. Mais pour l’avocat, « dans ce dossier, la pression politique pollue grandement l’analyse juridique ». D’où un pourvoi devant la Cour de cassation, « gardienne du droit ».

La mère de Nahel conteste aussi la décision

D’autres arguments ont été apportés par les avocats de la famille de Nahel Merzouk, notamment le fait que le policier ne se trouvait pas devant mais à côté de la voiture conduite par l’adolescent et que sa vie ne semblait donc pas menacée par le fait qu’il redémarre.

Frank Berton, l’avocat de la mère de la victime, a à ce titre annoncé à RTL que sa cliente allait également se pourvoir en cassation pour contester la décision de la cour d’appel de Versailles. Il avait précédemment déploré le fait que deux circonstances aggravantes n’aient pas été retenues avec le chef de violences volontaires : l’utilisation d’une arme et le fait que l’auteur du tir soit une personne dépositaire de l’autorité publique.

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