le recours d’une association tombe à l’eau

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Le tribunal administratif de Rennes a rejeté le recours d’une association de défense et de protection de l’environnement de Saint-Cast-le-Guildo (Côtes-d’Armor) contre l’accord donné par les services de l’Etat pour les travaux d’un sentier côtier dans un site classé à Plougrescant.

Travaux de requalification

Le 18 octobre 2022, la maire (divers droite) Anne-Françoise Piedallu avait reçu le feu vert du ministre de la Transition écologique de l’époque pour procéder à des travaux de requalification du sentier côtier de l’anse de Gouermel, le GR 34, afin d’assurer « la continuité du sentier de grande randonnée » qui la relie au gouffre de Plougrescant.

Le « regroupement des stationnements sur l’est et l’ouest de l’anse », la « pose de bornes en bois, de monofil ou la création de petits mentons enherbés » ainsi que la « création de murets de pierre sèche pour l’assise des visiteurs » étaient prévus. 

Le ministre Christophe Béchu (Horizons) avait jugé que ce projet « est de nature à améliorer la qualité paysagère des lieux » et « n’aura pas d’incidence significative dommageable » sur le site Natura 2000 Trégor Goëlo dans lequel il est situé, et qui est classé depuis le 2 décembre 2016.

Des revêtements sablés

Ses services avaient cependant formulé des prescriptions pour que le projet « s’insère de façon satisfaisante dans le site » : les revêtements sablés devaient être remplacés par un « mélange terre-pierre dont l’enherbement naturel ne devra pas être contrarié ».

Les murets devaient quant à eux être proscrits et « aucun équipement supplémentaire » ne devait être installé « en dehors des trois tables de pique-nique prévues ».

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L’étude insuffisante

Mais la Fédération des associations de protection de l’environnement et du littoral des Côtes d’Armor (FAPEL 22) – qui a pour objet d’après ses statuts la « défense et protection de l’environnement tant territorial que maritime », la « qualité de vie, des sites et des paysages ou encore le « développement harmonieux entre les zones urbaines et rurales » – avait saisi le tribunal administratif de Rennes pour faire annuler le feu vert du ministre.

L’association basée à Saint-Cast-le-Guildo considérait que

« L’étude des incidences Natura 2000 est insuffisante, car, elle omet de mentionner (…) les cours d’eau et les rus, l’existence d’habitats communautaires (cordons de galets) et d’espèces (anguilles et escargot de Quimper) (…), d’insectes et la présence potentielle de pétrole dans les sous-sols ».

Association de défense de l’environnement 

70 places de parking

La construction de « trois parkings » pour un total de « soixante-dix places » allait aussi nuire à la « qualité paysagère du site » et n’est de toute façon « pas justifiée » car les parkings existants « permettent déjà de gérer l’affluence touristique ». Le projet « aggrave le phénomène d’anthropisation de la bande littorale », en déduisait l’association.

Reste que « l’accord donné par le ministre (…) a le caractère d’un acte préparatoire et ne constitue donc pas par lui-même une décision susceptible de faire l’objet d’un recours », recadre le tribunal administratif de Rennes dans un jugement en date du 19 mars 2026 qui vient d’être rendu public.

Le « permis d’aménager » délivré par la maire le 13 avril 2023 sur le fondement de cet accord n’a d’ailleurs « fait l’objet d’aucun recours en annulation par l’association », font observer les magistrats. Cette requête juridiquement « irrecevable » a donc été rejetée.

/RB et GF (PressPepper)

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