L’élu local de Loire-Atlantique était assailli de « messages malveillants » par une femme éconduite

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La relation entre la prévenue et l’ancien adjoint au maire de la Chapelle-Heulin et désormais élu d’opposition au sein du nouveau conseil municipal de la commune, avait débuté « il y a vingt ans, huit mois et vingt jours exactement », se souvient-elle à la barre. Par des « échanges purement électroniques », cette femme de 65 ans avait échangé avec lui pendant des années sans jamais le rencontrer.

Cette sexagénaire d’origine algérienne a certifié à l’audience que l’homme – qui est aussi « maroquinier » et « thérapeute » – l’aurait « invitée à passer des week-ends en amoureux dans le gîte de ses parents », ce qu’elle aurait refusé « parce qu’il était marié » et parce qu’elle avait avant tout « pensé à sa femme ».

Il avait cessé les échanges

Si ses messages ressemblaient à « du love bombing » (intense démonstration d’amour ou d’affection de la part d’un individu envers un autre) au début de leur relation virtuelle, ponctués de « Je t’aime mon amour » et de « Ma princesse, ma chérie », l’élu local avait cessé leurs échanges électroniques au bout de plusieurs années.

La prévenue, désemparée de n’avoir « aucun moyen de rester dans sa vie, ni en tant qu’amoureuse, ni en tant qu’amie », avait alors « pris une place d’ennemie » en lui envoyant « des messages dont il ne voulait pas », de son propre aveu à elle. Elle devait ainsi être jugée pour des faits commis entre 2013 et 2023.

Cette allocataire du Revenu de solidarité active (RSA) avait donc contacté la famille de la victime, mais aussi les producteurs et les réalisateurs avec qui celui qui est aussi comédien avait pour habitude de jouer. Depuis un an, la sexagénaire – qui a fait une dépression « pendant une dizaine d’années » et se bat à présent depuis un an et demi contre un cancer – a cessé ses messages malveillants mais continue d’envoyer à l’élu de la Chapelle-Heulin des SMS et des dossiers médicaux.

Je veux juste récupérer en sérénité.

La victime

Elle attend qu’il passe à la télé

Mais « je suis obligée de penser à lui, ne serait-ce qu’en regardant ses collègues dans des séries », se justifie celle qui passe « beaucoup de temps devant la télé », où le comédien peut faire des apparitions. Placée sous la curatelle de l’Union départementale des associations familiales (UDAF) du Loir-et-Cher, la prévenue s’est dite « contente de le voir aujourd’hui ».

Maintenant je peux mourir. Ça fait vingt ans que j’attendais cela.

La prévenue lors de son procès au tribunal correctionnel de Nantes

Au vu des débats, le procureur de la République a finalement jugé indispensable qu’une « expertise psychiatrique » de la prévenue soit ordonnée pour évaluer le « risque de reprise de contacts » avec la victime. Le « parcours du combattant » de l’élu pour « résoudre cette affaire » n’est donc pas terminé : le juge s’est rangé à l’avis du procureur et a renvoyé l’affaire à une audience prévue à l’automne.

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