Les bateaux d’Escale à Sète 2026 : le Belem, le prestigieux fleuron d’une certaine époque du commerce français à la voile

admin
Par
admin
3 min de lecture

Succès de l’édition 2024 d’Escale à Sète d’où il est parti pour aller chercher la flamme olympique en Grèce et la ramener à Marseille, le trois-mâts français s’appuie sur une indiscutable aura.

Il n’y en a (plus) d’autres comme celui-là. Le Belem est, en effet, le dernier trois-mâts barque français à la coque en acier. Et c’est le seul navire tricolore classé au titre des Monuments historiques depuis 1984. Une information insolite de plus ? La voici. Ce navire, présentant de faux sabords à canons sur sa coque, est allé chercher en Grèce la flamme olympique pour les Jeux de Paris 2024 avant de la ramener dans le Vieux-Port de Marseille. Pour ce voyage ô combien symbolique, le Belem était d’ailleurs parti de Sète où il avait participé, avec un immense succès populaire, à sa première édition d’Escale à Sète.

Il a été construit en 1896

Le voilier, appartenant à la fondation Caisse d’Épargne depuis 1978, avait déjà fait plusieurs séjours en Île singulière mais jamais dans le cadre du festival des traditions maritimes. Le revoici donc le long du quai d’honneur sétois toujours autant entouré de cette aura de prestige, de rêve et d’émerveillement. Des émotions qu’il ne provoquait assurément pas début 1896 dans les chantiers Dubigeon pour le compte de l’armement Denis Crouan.

Carnet de bord

Nom : Belem.
Type : Trois-mâts barque.
Mis à l’eau en 1896.
Pavillon : France.
Port d’attache : Nantes.
Longueur : 51 m.
Hauteur des mâts : 34 m.
Surface des voiles : 1 200 m2.
Nombre de marins à bord : 16

Ce trois-mâts n’était qu’un de plus dans le cadre du commerce transatlantique de fève de cacao, de rhum et de canne à sucre entre la bonne ville de Nantes et celle brésilienne de Belem (d’où son nom).

Racheté et transformé

La Première Guerre mondiale y mettra un terme. Le bateau passe alors entre différentes mains (le Duc de Westminster le transforme en yacht de luxe avec un escalier et des boiseries et deux roofs, tandis que de Sir Arthur Ernest Guinness le prénomme Fantome II pour ses grandes croisières). En 1951, il passe sous pavillon italien et il devient, sous le nom de Giorgio, le bateau-école de la fondation Cini. C’est en 1978 que, mis en vente car trop vieux, et acheté par la Caisse d’Épargne, il quittera Venise pour retrouver Nantes, son profil et son premier nom.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr