Fidèle parmi les fidèles du festival des traditions maritimes, le brick tchèque, fidèle réplique d’un bateau corsaire, va une nouvelle fois faire le spectacle à grands coups de canon et son équipage en tenue.
Celui-là, c’est assurément le préféré des enfants mais aussi des parents ayant gardé leurs rêves de jeunesse. Le deux-mâts La Grace est la réplique d’un authentique bateau corsaire du XVIIIe siècle. Des voiliers rapides permettant d’aller attaquer tout navire de marchandises passant dans le secteur. En outre, l’équipage du capitaine Josef Dvorski met le curseur de la reconstitution au maximum puisqu’il met un point d’honneur d’être habillé en pirate et n’hésite pas non plus à brailler tout en allumant l’un de ses canons. Qu’ils activent très souvent durant les parades et durant la bataille navale.
Recruté en 2013 à Barcelone
Bref, il était un peu dans ses petits souliers en 2013 Wolfgang Idiri, le créateur d’Escale à Sète, quand il était monté sur le pont de ce bateau lors d’une course de vieux voiliers entre Barcelone et Toulon. Après une première édition avec une vingtaine de bateaux, il était en train de recruter d’autres unités pour l’édition suivante. Et derrière l’impressionnant look des marins et du capitaine, il y a la même passion pour les vieux gréements. La Grace sera alors présente à tous les rendez-vous sétois.
Un hommage à un vrai pirate tchèque
Et il en faut une sacrée dose de passion pour construire un bateau depuis un pays, la Tchéquie, qui n’a aucun accès à la mer. Mais le cœur battant pour les courses au large et les vieilles unités le capitaine Dvorski et ses amis se sont lancés, du côté de Suez en s’appuyant sur le savoir-faire local, dans la construction de ce navire.
Carnet de bord
Nom : La Grace
Type : brick
Mis à l’eau en 2010
Pavillon tchèque
Port d’attache : Prague
Longueur : 32,3 m
Hauteur des mâts : 25 m
Surface des voiles : 364 m2
Nombre de marins à bord : 14
C’est la fidèle reproduction d’un dessin de 1768 d’un des bateaux du Suédois Frédéric Henri de Chapman. Et pour rendre hommage au seul – vrai – pirate d’origine Tchèque, Augustin Herman (1621-1686), ils lui ont donné le nom de son brick de l’époque : La Grace. Cette année, ce sera la première sortie du deux-mâts qui vient de subir une grande cure de jouvence en Tunisie.








