La 11e édition de Sèt’Expo Science se tient jusqu’à samedi au Chai des Moulins. Une cinquantaine de projets menés par des jeunes du primaire à la terminale y sont présentés au public et à un jury. Une découverte aux côtés des futures stars (peut-être) de la tech.
Entre science et tech, il n’y a qu’un pas. La 11e édition de Sèt’Expo Sciences, qui se tient jusqu’à samedi au Chai des Moulins, en est l’illustration parfaite. Pas moins de 120 jeunes de tout l’Hérault, mais aussi de Pleasantville aux Etats-Unis près de New York, présentent une cinquantaine de projets scientifiques, dans un esprit aussi rigoureux qu’amusant.
Au milieu des stands accessibles à tous, on ne sait plus où donner de la tête. D’emblée, on nous invite à du “learning robots” pour participer à une course de robots. L’émulation chez les petits concurrents est à son comble sur la ligne de départ, après avoir appris à chaque engin le trajet qu’il doit effectuer. Le “learning robots” est une solution pédagogique développée par un chercheur du CNRS pour rendre accessible le fonctionnement réel d’une IA. « En France, on est un peu en retard, reconnaît Gilles Kircher, bénévole de l’association Sèt’Expo Sciences, venu guider les enfants à manier ces petits robots lumineux. Mais avec l’école des Mines d’Alès qui a acquis ce matériel, on fait en sorte de faire rayonner cet apprentissage. » Et ça marche.
« Ils sont déjà plus à l’aise que nous dans la pratique »
« L’IA est au programme depuis un an, explique Smaïn Daoud, professeur de technologie au collège de la Croix d’Argent à Montpellier, qui a motivé onze élèves de 4e à s’inscrire à l’expo. Cela apporte d’autres horizons au cours de technologie. Et on se rend compte que les élèves sont déjà plus à l’aise que nous dans la pratique. »
Le thème cette année : “imaginer des objets techniques en 2050”. Comme de futurs Steve Jobs, Zakaria, Annis, Lila et Ayanna, âgés de 13 à 14 ans, vous expliquent comment ils ont programmé Bobby (un robot simple appelé MBOT), un robot sur roue « qui peut faire de la musique, de la lumière, vous enregistrer, suivre une ligne et détecter des mouvements », expliquent les jeunes qui maîtrisent déjà des logiciels simplifiés de programmation comme Scratch. « Au début, c’est un peu compliqué de comprendre le mécanisme de programmation, mais après on enchaîne facilement », confie Annis.
Juste à côté, un autre groupe a mis sur pied une “schoolinbox”, vendue par leur propre société nommée d’après eux. Il s’agit d’une trousse connectée avec un écran flexible pouvant inclure tous les outils éducatifs possibles de pronote aux manuels scolaires, accessibles avec une connexion wifi. « Les sacs à dos seront moins lourds, il y en a qui ont déjà des problèmes de dos avec des sacs qui pèsent 6 à 7 kg« , vante l’une des élèves. « Ça évite d’oublier ses livres et on aura tout depuis la 6e jusqu’au lycée », argue son camarade. Une idée aussi ingénieuse que le groupe de la table voisine, qui a imaginé des toilettes intelligentes “Clean scan”, qui analyse vos urines et selles à chaque passage, et peut vous alerter sur les anomalies médicales possibles. « Cela peut inciter les gens à se préoccuper plus de leur santé, et d’éviter des soucis plus graves après. » Un jury décernera en fin d’expo ses quatre prix.








