leur bébé a assisté aux scènes

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Placé sous contrôle judiciaire le 26 décembre 2025 pour violence sur sa conjointe le soir de Noël, un homme de 24 ans avait notamment l’interdiction d’entrer en contact avec elle et de paraître à son domicile dans l’attente de sa comparution au tribunal. Une décision de justice qu’il a rapidement enfreinte avec l’accord de sa victime pour ne pas rompre les liens qu’il entretenait avec sa fille. « On s’était recroisés », précisera-t-il.

Dans la nuit du 20 au 21 janvier 2026, il exerçait à nouveau des violences sur elle, toujours en présence de leur bébé, à Pont-l’Évêque (Calvados). Hospitalisé à sa demande dans un service de psychiatrie pendant 12 jours après les faits, il a été placé en détention provisoire le 16 février 2026. La procureure Marine Vetel a fait part de son inquiétude de voir la fillette de 2 ans porter des stigmates de ce qu’elle a vécu pendant toute sa vie.

Il casse le jouet de Noël

Le président Loïc Frossard a retracé l’ensemble des faits pour les lesquels il comparaît, mercredi 25 mars 2026. Après s’être séparé en septembre 2025, le couple a décidé de passer le réveillon de Noël en amis avec leur petite fille au domicile de la mère. Alors que la soirée s’est passée sans histoires, l’homme quitte l’appartement vers 23 heures pour rentrer chez ses parents.

Il revient inopinément vers 2 h 30 du matin pour vérifier si le nouvel ami de son ex n’est pas chez elle. Bien qu’elle soit seule avec leur bébé dans les bras, il l’injurie, la saisit par les cheveux et tente de l’étrangler. Il retourne tout dans la maison et brise le jouet que le Père Noël avait apporté à la fillette. « Je lui en ai racheté un », insistera-t-il.

Deuxième scène dans la nuit

Très fortement alcoolisé, comme il l’a précisé au tribunal, il s’est blessé la main en donnant un coup de poing dans un mur. Après être allé se faire soigner à l’hôpital, il revient vers 6 heures et c’est une nouvelle scène de violence, aussi intense que la première, à laquelle assiste la fillette.

L’homme qui a quitté l’appartement avant l’arrivée des gendarmes sera interpellé vers midi devant chez les parents de sa compagne, où il était allé chercher sa fille pour passer la journée avec elle. Alors qu’il a été soumis à un contrôle judiciaire le 26 décembre dans l’attente d’un rendez-vous au tribunal, il recommencera une scène semblable chez son ex dans la nuit du 20 au 21 janvier.

5 semaines de détention

Visiblement marqué par 5 semaines de détention, il a présenté ses excuses à sa famille et à son ex-compagne. Après avoir parlé de « bousculades » et d’une gifle « sans le vouloir », il explique sa violence par une consommation quotidienne d’alcool fort à laquelle il a mis un terme le lendemain des derniers faits.

Le prévenu dont le casier judiciaire comptait une mention pour violence en 2020 se trouve en état de récidive légale. Il est condamné à 10 mois de prison dont 4 assortis d’un sursis probatoire pendant 24 mois, comportant l’obligation de suivre des soins en addictologie et en psychologie et d’effectuer à ses frais un stage de prévention des violences au sein du couple. Il a l’interdiction de contact avec sa victime et de paraître à son domicile. Il devra verser 500 € au CIDFF au titre de dommages et intérêts et 800 € pour ses frais d’avocat. Les 6 mois de prison ferme ont été aménagés sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE).

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