Du vendredi 24 au dimanche 26 avril, la première édition de ce festival mêle culture et sciences afin de sensibiliser et informer sur l’impact de la pollution minière…
Pour Lézards scéniques, lisez les arsenics. Et si l’association co-organisatrice de la première édition de ce festival s’intitule Zinzinc, comprenez zinc…
Autrement dit, deux des causes majeures de pollution minière, un héritage du passé, sur la commune de Durfort et Saint-Martin-de-Sossenac. Et dont le constat de joindre l’utile à l’agréable avec ce festival “Lézards scéniques” doit permettre une réelle prise de conscience sur les conséquences en termes de santé publique de cette pollution aux métaux lourds.
Du festif pour se tourner, ensemble, vers les solutions plutôt que les problèmes…
« Le projet est né d’une problématique de pollution de nos jardins, souligne Benjamin Guignet, une des chevilles ouvrières. D’un côté, on a l’agence régionale de santé (ARS) qui nous dit que nos enfants vont mourir d’un cancer du pancréas s’ils font quatre pas dans le jardin et, de l’autre, des vieux du pays qui nous expliquent que l’on a toujours bu à la fontaine du village et que tout cela, ce ne sont que des conneries d’écolos. On essaie donc d’y voir plus clair en attirant l’attention de façon festive, en se tournant plutôt vers les solutions que les problèmes… «
Pour ce faire, la programmation, trois jours durant, donnera l’occasion de « rassembler les gens » afin d’évoquer les moyens de lutte pour la dépollution de ce petit bout de piémont cévenol. Et, pour cela, diffuser de l’information scientifique et des retours d’expérience, fruit de luttes par des communes voisines pour obtenir de l’État une dépollution, portés par l’association pour la Dépollution des anciennes mines de la vieille montagne (Adamv), partenaire du festival. « Le but c’est de sensibiliser, oui mais surtout de s’occuper de Durfort où la situation est bloquée, se désole Béatrice Llinares. Pour cela, nous souhaitons la mise en place d’un comité de suivi et d’information (CSI). »
Un dispositif sous l’égide de la préfecture permettant, une fois par an, de rassembler les différents acteurs lors d’un suivi de la situation post-minière. En parallèle, la situation ne peut plus être ignorée depuis la récente mise en place d’une carte interactive, consultable sur smart phone. Et si la négation du problème repose souvent sur l’impact défavorable de la pollution sur la valeur immobilière des biens concernés, à ce jour, la question est dépassée par les enjeux en termes de santé publique…
Et pour ce faire, des concerts et des conteurs, du théâtre et des conférences doivent permettre de trouver, ensemble, le chemin des solutions…








