"Ma petite fille m’a tout raconté" : une mère de famille décrit les violences physiques et sexuelles subies par ses enfants dans le périscolaire

admin
Par
admin
5 min de lecture

Alors que dans la capitale, 78 animateurs ont été suspendus depuis le début de l’année, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles, une mère de famille a décidé de prendre la parole, ce 7 avril, sur RTL, pour décrire le calvaire subit par ses deux enfants.

C’est un témoignage effarant. Ce mardi 7 avril chez nos confrères de , une mère de famille, qu’ils appelleront Sophie, a décrit le calvaire qu’auraient subi ses deux enfants de 3 et 4 ans sur le temps périscolaire. Cette dernière accuse au micro de Marc Olivier Fogiel certains membres du personnel de viols et violences physiques, qui auraient été perpétrés entre octobre et janvier 2026.

Au départ, Sophie note que ses enfants sont très souvent perturbés en rentrant de l’école. « Ça a commencé en octobre, et c’est allé de mal en pi. Les crises la nuit, les colères sans raison, les pipis au lit entre le bain du soir et le coucher il faut changer trois fois le pyjama« , indique la mère de famille.

« Elle ne pouvait plus marcher tellement elle avait mal »

Elle remarque ensuite des blessures sur son petit garçon, dont la bouche a triplé de volume entre le matin et le soir. « Je suis retourné à l’école une demi-douzaine de fois pour avoir une discussion avec la directrice de l’établissement. » « Mais à cet âge-là, les petits garçons ça se bagarre« , lui disent les responsables de l’école.

Son enfant lui décrit une ambiance tyrannique : « Les grands m’ont poussé dans l’escalier, j’étais tout seul et ils m’ont poussé dans la cour.« 

Concernant la petite fille, la mère de famille explique que « plusieurs fois, en allant la chercher à l’école, elle ne pouvait plus marcher tellement elle avait mal aux parties intimes« . Elle décrit de la part de son enfant des « terreurs permanentes, des hurlements lorsqu’elle se réveille en pleine nuit, dix fois par nuit« .

« Ma petite fille a raconté un viol »

Face aux souffrances de ses enfants, Sophie commence à avoir des doutes sur son entourage, à culpabiliser et à se questionner sans cesse. Chez le pédiatre, en janvier 2026, on lui indique que sa petite fille a un développement cognitif « normal« , et qu’il y a un problème « qui ne touche pas au sommeil« .

Quelques jours plus tard, le 29 janvier, le reportage de Cash Investigation sur l’école Saint-Dominique sonne comme une révélation. Violences verbales, hurlements, baisés forcés sur la bouche, les images sont terribles pour la mère de famille. « C’est comme si tout le puzzle se remettait en place d’un coup, témoigne Sophie. Depuis janvier, tous les matins et tous les soirs, mes enfants me demandaient s’il y avait cantine aujourd’hui.« 

« On a attendu qu’ils rentrent de l’école, on s’est tous assis sur le canapé, et je leur ai demandé qu’est-ce qu’il se passait à la cantine. […] Ma petite fille m’a tout raconté dont un viol« , révèle Sophie. Elle décrit une omerta, et dénonce les dysfonctionnements et la violence qui « ne se limitent absolument pas à ce que nos enfants ont vécu, mais qui est bien systémique et institutionnel ».

Près de 80 suspensions depuis le début de l’année

Ensuite, elle découvre des signalements et de plaintes, bien avant que ses enfants n’aillent à l’école et qui n’ont pas été suivis d’effets. En mai 2025, une plainte pour violence sexuelle a notamment été déposée contre des animateurs de l’école. Le lendemain de la diffusion du Cash Investigation, la mère de famille se retrouve face à des représentants de l’éducation nationale et de la mairie de Paris, et « tout le monde se renvoie la balle ».

« Tous ces gens-là étaient au courant, et l’association des parents d’élève a été sommée par la mairie d’arrondissement de ne pas révéler ces faits« , dénonce Sophie. Elle appelle à ce que les responsabilités de chacun soient reconnues.

Depuis le début de l’année, la ville de Paris a suspendu 78 animateurs, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles. Le nouveau marie Emmanuel Grégoire a présenté la semaine dernière un grand plan d’action pour lutter contre ces violences. Les enfants de Sophie sont désormais scolarisés dans une autre école, hors de la capitale.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr