Les policiers d’élite ont été déployés, ce samedi 18 avril, dans le quartier Euromédecine à Montpellier après des prétendues violences avec arme.
L’intervention, en nombre, des hommes du Raid, encagoulés, armés et vêtus de noir de la tête aux pieds, a marqué les esprits des riverains de la rue de La Croix-de-Lavit, dans le quartier Euromédecine à Montpellier, ce samedi 18 avril en fin d’après-midi. En quelques minutes, le secteur a en effet été bouclé et un périmètre de sécurité a été installé par les fonctionnaires de la Direction interdépartementale de la police nationale de l’Hérault qui avaient préalablement invité certains habitants à se tenir à l’écart, par mesure de précaution.
À l’origine de cette intervention spectaculaire, un appel au « 17 » passé vers 15 heures par une jeune femme de 25 ans affirmant avoir été agressée dans un appartement du secteur. Selon ses premières déclarations, un homme qu’elle connaît et avec lequel elle a un différend venait de la menacer avec une arme de poing, avant de lui porter un coup de crosse à la tête. Elle est alors parvenue à prendre la fuite, laissant derrière elle le mis en cause, présenté comme alcoolisé et potentiellement toujours armé, ainsi que l’occupant de l’appartement. Le tout sur fond de forte consommation d’alcool et de stupéfiants.
Appartement vide
Au regard du risque évoqué, les policiers du Raid ont donc été engagés. Mais à leur arrivée, vers 17 h 30, l’appartement était vide. L’homme recherché avait déjà quitté les lieux. Il s’est finalement présenté de lui-même au commissariat central, peu après 23 heures. Âgé de 36 ans, il a immédiatement été placé en garde à vue où il a reconnu une altercation et le fait d’avoir exhibé une arme mais a contesté toute violence.
Les investigations ont permis de retrouver le pistolet dans son véhicule et de préciser les contours du litige. Lors d’altercation, le trentenaire aurait en réalité confisqué le téléphone portable de la jeune femme en lui indiquant qu’il ne le lui rendrait qu’une fois indemnisé pour une veste qu’elle lui avait abîmée récemment.
Elle n’a pas déposé plainte
Réentendue, la jeune femme est revenue sur ses premières déclarations, indiquant ne pas avoir reçu de coup de crosse. Elle s’est en fait blessée en se cognant lors de sa fuite, effrayée par la présence de l’arme. Son téléphone portable lui ayant été restitué, elle n’a pas souhaité déposer plainte.
Pour autant, le parquet a décidé de poursuivre, notamment pour le vol du téléphone et les menaces avec arme. De fait, le mis en cause a été présenté ce lundi après-midi à l’audience des comparutions immédiates du tribunal judiciaire de Montpellier. Il encourt un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende.








