Le président de Montpellier revient sur la saison de son équipe mais aussi sur ses espoirs de disputer les play-off.
Au mois d’août, au début de la saison, Laurent Nicollin avait fixé comme objectif de viser les cinq premières places et donc de participer aux play-off.
Son équipe est actuellement septième à quatre points du cinquième, donc encore dans les temps pour atteindre son but à six journées de la fin. « Il reste six finales » pour le président montpelliérain conscient que les deux prochains matches contre Troyes, samedi à La Mosson, et à Annecy, le vendredi suivant, pourraient être décisifs.
« Il faudra prendre le maximum de points sur ces deux rencontres-là et puis après, il restera quatre matches. » Dont le dernier au Red Star pour l’ultime journée, le 9 mai. « Le but, c’est qu’on puisse essayer jusqu’au bout. Ça serait top d’aller jouer là-bas pour une victoire ou un nul qui permettrait d’être en 4e ou 5e position. Après, si on n’y arrive pas, c’est qu’on ne méritera pas de faire les play-off. »
Le boss du MHSC était conscient avant le début de la saison qu’elle ne serait pas un long fleuve tranquille compte tenu de la saison dernière. « Le dernier match qu’on a gagné, c’était le 26 janvier à Toulouse… « , rappelle-t-il.
La reconstruction a mis du temps
« Il a fallu avaler une relégation et on a mis plus de temps que je le pensais. Il y a eu un nouveau mode de travail auquel les joueurs devaient s’adapter mais aussi un nouveau système de fonctionnement au club avec un nouveau staff. Ça s’est mis petit à petit en place. »
Moins rapidement que les deux autres relégués de Ligue 1, Reims et Saint-Etienne auxquels les Montpelliérains ont été souvent comparés. « Financièrement, les Verts ont un milliardaire à leur tête et les Champenois ont énormément vendu… », souligne Laurent Nicollin.
Il se satisfait toutefois que son équipe soit « la meilleure défense de Ligue 2. On a fait dix clean sheets, on reste sur quatre matches d’affilée sans encaisser de buts. Je préférerais être la meilleure attaque. Ne pas prendre de but, c’est un signe fort ».
Autant d’éléments qui ont permis selon lui « de créer une dynamique pour l’année prochaine, si malheureusement, on n’arrive pas à accéder à la Ligue 1. »
Expérience et jeunesse pour l’année prochaine
Pour lui, de bonnes bases ont été posées avec le recrutement de cadres performants. « Julien Laporte, humainement et sportivement, c’est une belle surprise, une belle rencontre. C’est un leader qui s’exprime beaucoup et dont on a énormément besoin. Je peux m’appuyer dessus et discuter avec. C’est quand même important. Alexandre Mendy, c’était le buteur qu’on désirait et en qui j’ai énormément confiance. Mathieu Michel, c’est un leader de vestiaire même s’il ne joue pas. Il a un super état d’esprit et booste tout le monde », souligne le président.
Son but sera d’étoffer le groupe avec d’autres joueurs d’expérience et de continuer de faire confiance aux jeunes. « Je suis content que Yanis Issoufou ne soit plus blessé. Il montre depuis décembre qu’il est capable d’être un titulaire comme on l’avait prévu avec Axel Gueguin qui montre que sans blessure, ses qualités. »
Une voie à suivre vers laquelle la Paillade s’est toujours tournée quand elle était en difficulté. « Notre salut est souvent passé par là, que ce soit la génération de Laurent Blanc ou d’autres. On a un centre de formation qui re-performe depuis quelques années avec des jeunes joueurs qui ont de la qualité. »
Bien évidemment, Laurent Nicollin ne cracherait pas sur une remontée immédiate mais la reconstruction s’appuie sur un socle solide.


