Municipales 2026 à Nîmes : du Prolé à la mairie, le récit de la longue marche triomphante de Vincent Bouget et de la gauche unie

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Ce dimanche 22 mars, Vincent Bouget a remporté avec sa liste Nîmes en commun les municipales avec 1 852 voix d’avance sur Julien Sanchez (RN-UDR). Ce qui a suscité un immense mouvement de joie dans les rues du centre-ville, du Prolé à l’hôtel de ville.

Le chemin n’est pas bien long, du Prolé à l’Hôtel de Ville. Mais ce dimanche 22 mars, peu avant 20 heures, il était immense. C’est probablement cette image qui restera dans la tête des milliers – on ne se risque pas à dire combien – de personnes qui ont accompagné Vincent Bouget, Amal Couvreur et toute l’équipe de Nîmes en commun, rues Porte de France, Bigot, boulevard Victor Hugo et enfin rue des Greffes.

La soirée, pourtant, avait commencé dans un contexte tendu, après un premier tour qui avait vu le candidat RN Julien Sanchez passer en tête devant Vincent Bouget. « On serre les fesses. On espère une victoire », expliquait Eloïse.

Dans les bureaux du Prolé, siège du Parti communiste, Vincent Bouget affichait une mine grave, en suivant les premières remontées de résultats. Autour de lui, Amal Couvreur, Pierre Jaumain, les bras droits Fred Deschamps et Hugo Carlos ou encore le sénateur socialiste Denis Bouad.

« Il y a eu un sursaut important »

Pas très loin, Alain Clary, l’ex-maire communiste et Marianne Bernède. « On fait un gros score dans les quartiers populaires. Il y a eu un sursaut important. » La première centaine sur l’ensemble des bureaux de vote est annoncée au micro. Bouget est devant. « On commence à se détendre, nous dit un grand bonhomme. Pour moi, c’est un peu particulier parce que Vincent Bouget… c’est mon beau-frère ! Si on m’avait dit que mon beau-frère serait maire ! »

La deuxième annonce fait valoir une avance confortable sur la moitié des bulletins dépouillés. « On va gagner ! », chante-t-on au Prolé. Certains colistiers essuient leurs larmes. « C’est une énorme émotion, lâche l’écologiste Colin Gril. Je suis tellement soulagé. Dans le bureau de vote où je me trouvais, le RN était largement en tête. Et quand j’arrive au Prolé, je vois tant de joie… »

Les résultats finaux tombent. Nîmes en commun obtient 40,97 % des suffrages exprimés, devant Julien Sanchez à 37,52 % et Franck Proust à 21,51 %. Explosion de joie au Prolé. Alain Clary, le dernier maire communiste de Nîmes, félicite Vincent Bouget : « Cette équipe va permettre à chacun et chacune de trouver une place. J’ai beaucoup d’admiration et d’affection pour cette nouvelle génération, pour Vincent. »

Après les embrassades, Vincent Bouget fend la foule pour se rendre en mairie. Suivi par de très nombreux supporters de toutes générations. Sur le chemin, le jeune Hugo s’enflamme : « Nîmes n’est pas une ville fasciste ! Je n’y ai jamais cru ! »

Parmi la foule, on rencontre Mina : « J’avais une grosse crainte du RN car je suis de nationalité française mais née en Algérie. Le RN fait très peur. J’adhère au programme de Vincent Bouget car, au moins, il va s’occuper des quartiers Politique de la ville. »

La rencontre en mairie des vainqueurs avec Jean-Paul Fournier

Yoel, Cubain d’origine, considère qu’il avait toutes les raisons de voter pour la gauche : « Je viens de l’étranger, je suis de gauche, homosexuel et artiste. J’ai tout le pedigree pour craindre le RN ! Avec la gauche, on fête ensemble. » Un peu plus loin, Sophie et Muriel jubilent : « La gauche passe après 25 ans d’attente ! L’équipe était super investie. Il y avait de la société civile dans la liste, une volonté de changement, de l’écologie, de l’humain. »

En mairie, Vincent Bouget et Amal Couvreur passent d’abord saluer le maire sortant, Jean-Paul Fournier. Puis, pénètrent dans la salle du conseil pour prononcer un discours rassembleur au balcon. « Je me battrai pour chacun de vous. Je serai le maire de tous les Nîmois et Nîmoises. »

Sur la place, Soukaïna Bejaafar, 6e de la liste souffle un coup. « Je suis soulagée. Et fière que les quartiers populaires se soient exprimés. Maintenant, il y a une très grande responsabilité derrière ça. On va montrer que la gauche, ce n’est pas l’insécurité ou l’assistanat. Et on va travailler comme des acharnés. » L’aventure Nîmes en commun à la mairie de Nîmes ne fait que commencer.

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