Vers 19h, samedi 4 avril 2026, un incendie s’est déclaré dans une maison de Courtillers, à proximité de Sablé-sur-Sarthe. Intervenus immédiatement, les voisins ont pu sauver un quinquagénaire intoxiqué par les fumées.
Au fond du jardin de cette maison de Courtillers, les volets clos sont clos et quelques baies vitrées bâchées. Sur l’arrière du toit, des ardoises calcinées témoignent du drame qui s’est joué.
Une maison en feu à Courtillers : un père et son fils sauvent leur voisin
Samedi soir, vers 19 h, les Fouilleul sont dans leur cour quand une fumée suspecte sur le toit de leurs voisins les alerte. N’écoutant que leur bravoure, père et fils interviennent et sauvent un quinquagénaire intoxiqué par les fumées et gisant à l’intérieur.
« J’étais dans la cour avec mon fils Jérémy. Il rangeait les vélos. J’ai vu la fumée qui sortait par la VMC » , témoigne Noël Fouilleul, par ailleurs 3e adjoint au maire de la commune. « Nous sommes passés par-dessus le grillage ».
La porte donnant sur l’arrière de la maison étant fermée, les deux hommes font le tour et trouvent une porte au niveau du sous-sol.
« Je suis entré. J’ai voulu monter l’escalier mais après quelques marches, j’ai fait demi-tour. Il y avait trop de fumée »
« Nous l’avons sorti sur la pelouse »
Repassés devant la maison, père et fils voient le canapé embrasé. Jérémy Fouilleul appelle les pompiers. La voiture du voisin étant garée près de la maison, Noël Fouilleul redoute que ce dernier ne soit à l’intérieur, prisonnier du brasier.
« Je l’appelais, il ne répondait pas… puis il a répondu. C’est à ce moment que j’ai cassé la baie avec un parpaing pour aller le récupérer. Mon fils y est allé en premier, il l’a tiré, puis à deux nous l’avons sorti sur la pelouse »
L’homme, asphyxié par les fumées, est mis en position de sécurité par la compagne de Noël Fouilleul, aide-soignante récemment retraitée. Il reprend conscience et remercie ses sauveteurs, avant d’être évacué vers un hôpital du Mans par les pompiers arrivés sur place en une dizaine de minutes.
Le feu éteint, Noël Fouilleul et Joël Rougé, 1er adjoint, protègent la maison avec des plaques mises à disposition par un ancien maçon. Deux baies vitrées ont été cassées : l’une par le feu, l’autre par le parpaing.
« On a fait notre devoir »
La compagne du quinquagénaire hospitalisé a dû être relogée. La maison, en location, est inhabitable. Elle reste toutefois debout, un petit miracle dû à la présence et la bravoure des voisins.
« Avec mon fils, on se disait qu’on n’a pas fait ça pour avoir les honneurs, on a voulu le sortir. Si on n’avait pas été là samedi soir, ça aurait été sûrement plus grave. On a fait notre devoir », conclut Noël Fouilleul, encore ému quelques jours après l’événement.
Les causes du sinistre restent inconnues à ce stade.
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