"On peut faire à manger avec pas grand-chose" : le pari du local et du fait maison à la cantine scolaire de Tornac

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À la cantine scolaire de Tornac, Christelle Petit mise sur le frais, le local et le goût. Chaque midi elle prépare pour les enfants des produits de saison locaux et si possible bio, cuisinés maison.

Ce midi au menu pour les enfants : chou-fleur bio à la vinaigrette maison, suivi d’un porc au caramel accompagné de nouilles de riz et de légumes de saison.

Depuis quatorze ans, Christelle Petit travaille à la cantine scolaire de Tornac. Elle prépare chaque jour les repas pour une quarantaine d’enfants âgés de trois à six ans. Ici, pas de plats industriels : tout est fait maison, avec des produits locaux et de saison. Quand elle arrive à Tornac, la cantine a connu des plateaux-repas. Une expérience qu’elle juge rapidement insatisfaisante. « Ils ont essayé, ils ont compris : c’était une horreur », résume-t-elle. Elle pose alors ses conditions : y travailler, mais en cuisinant du frais.

Des produits locaux au cœur des menus

Pour s’approvisionner, la cuisinière a construit un réseau de producteurs locaux. Les yaourts viennent d’une ferme de Tornac, les légumes d’Alès et des halles bio de Vézénobres, le pain d’Anduze, les œufs et les pâtes de Sauve.

Dans l’ombre de la cuisine, Boris Martinez joue un rôle clé dans l’approvisionnement de la cantine scolaire de Tornac. Boucher basé à Alès, il est bien plus qu’un simple fournisseur : il fait le lien avec les producteurs locaux et permet à la cantine de fonctionner en circuit court. Chaque mercredi, il livre des produits frais, indispensables à l’organisation de Christelle Petit. Dans un contexte où certains producteurs peuvent être irréguliers ou difficiles à mobiliser sur la durée, son engagement fait toute la différence. Christelle le reconnaît : Boris est « Toujours impliqué, il cherche de nouveaux fournisseurs », un soutien précieux pour faire vivre au quotidien cette cantine.

Les livraisons sont régulières : pain chaque lundi, yaourts tous les quinze jours, produits frais chaque semaine. Malgré cela, l’approvisionnement en circuit court reste un défi.  » Ce n’est pas toujours évident, certains producteurs ne tiennent pas dans la durée « , explique-t-elle.

Éduquer au goût dès le plus jeune âge

Cuisiner en circuit court implique une organisation rigoureuse. Christelle défend une cuisine simple et accessible : « On peut faire à manger avec pas grand-chose ». Un message qu’elle aimerait voir davantage partagé par les familles, même si elle reconnaît qu’il n’est pas toujours possible pour tous de consommer entièrement bio ou local.

À la cantine scolaire de Tornac, le repas est aussi un moment éducatif. Christelle explique aux enfants d’où viennent les aliments, leur montre que les légumes ne « poussent pas tout seuls dans l’assiette ». Face à un jeune public parfois réticent, elle adopte une règle simple : tout le monde goûte.« On ne peut pas tout aimer, mais on goûte au moins une fois. » Une méthode qui, avec le temps, porte ses fruits. Le fonctionnement de la cantine permet également de limiter fortement le gaspillage alimentaire. Les portions sont adaptées : une petite quantité est servie au départ, puis les enfants peuvent se resservir s’ils aiment. Les restes sont réutilisés dans d’autres préparations : soupes, purées, entrées.« On n’a presque pas de gaspillage », souligne Christelle.

Cette évolution s’inscrit aussi dans une volonté municipale. La commune, aujourd’hui labellisée « bio engagé », a fait le choix de conserver une cuisine sur place. L’objectif est aussi de faire de la prévention en matière de santé : lutter contre l’obésité et sensibiliser à une alimentation équilibrée confie Danièle Bastide Adjointe à l’éducation et au social de la mairie de Tornac.

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