C’est une incroyable histoire qui s’est déroulée au Havre. « Une enquête de flagrance a été diligentée par la compagnie de gendarmerie départementale, à la suite du signalement du dépôt d’un tableau volé au sein d’une salle des ventes du Havre », apprend 76actu auprès de la gendarmerie.
Un cambriolage commis en 2023
Tout démarre le 18 mars 2026 quand un individu se présente « auprès d’un commissaire-priseur afin de déposer plusieurs objets en vue de leur mise en vente », précise la gendarmerie du Havre. C’est alors qu’une victime a reconnu l’une de ses toiles, dérobée lors d’un cambriolage commis en octobre 2023 à Hattenville.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là. L’individu en cause est retourné « avec un complice à la salle des ventes le 15 avril 2026, pour y mettre en vente de nouveaux objets, provenant également de faits de cambriolage », nous indique-t-on.
Aussitôt, « la communauté de brigades de Terres-de-Caux a immédiatement engagé des investigations. Un dispositif coordonné de la compagnie de gendarmerie du Havre associant la COB (Communauté de brigades) Terres-de-Caux, le PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) et la brigade de recherches a permis l’interpellation en flagrant délit de deux individus ce 15 avril 2026, alors qu’ils se présentaient à nouveau en salle des ventes pour y déposer d’autres objets ».
De nouvelles perquisitions en 2026
Les investigations se sont poursuivies par des perquisitions au domicile des mis en cause ainsi que dans un garage utilisé pour le stockage des biens. Ces opérations ont permis la découverte de nombreux objets d’art et biens mobiliers volés (tableaux, objets décoratifs, mobilier ancien, horlogerie, etc.).
« En lien étroit avec l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), plusieurs de ces objets ont pu être formellement identifiés comme provenant de cambriolages commis notamment à Nointot en octobre 2022 et à Hattenville en octobre 2023 », précise la gendarmerie.
Au final, un troisième individu impliqué dans la détention et la fourniture de ces biens a pu être identifié. « Les trois mis en cause ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette procédure », ajoute la gendarmerie.
Ce sont quelque 13 objets qui ont pu être restitués à leurs propriétaires, pour un préjudice estimé à environ 20 000 euros.
Alors quel volet sur le plan judiciaire ? « Deux des mis en cause sont convoqués devant le tribunal correctionnel, l’un d’eux ayant été placé sous contrôle judiciaire », poursuit la Gendarmerie pour qui « cette affaire met en évidence l’engagement des forces de sécurité intérieure dans la lutte contre le recel et le trafic de biens culturels, contribuant ainsi à la protection du patrimoine ».
Pour le premier, l’audience est prévu le 16 octobre. Pour le second, ce sera en novembre (date à définir).
XX XX XX/a>.










