Où en est le dossier de la « Villa Poupette » sur la commune balnéiare du Pouliguen (Loire-Atlantique) ?
Cette affaire de construction illégale sur la côte sauvage défraie la chronique depuis maintenant plus de 10 ans dans la station balnéaire.
Rappelons que la propriétaire de cette résidence située près de la falaise sur la Grande côte, zone protégée par la loi Littoral, avait mené en 2014 d’importants travaux d’extension, en se fondant sur un « permis tacite » à la suite d’une « maladresse informatique » des services de la commune.
Malgré un rapide rétropédalage de la municipalité, puis l’adoption par le maire d’alors, Yves Lainé, d’un arrêté prononçant l’interruption immédiate des travaux, le chantier avait été mené à son terme.
À l’issue d’une très longue bataille judiciaire, à tiroirs, le tribunal de Saint-Nazaire a ordonné la démolition de la construction illégale en novembre 2024.
L’histoire ne s’arrête pas là.
Le Conseil d’État saisi
Vendredi 27 février 2026, le contentieux est passé entre les mains du Conseil d’État, saisi par la propriétaire qui réclame la somme de 500 000 € à la Ville du Pouliguen « en réparation des préjudices subis en conséquence des fautes commises au cours de l’instruction de […] sa demande de permis de construire ».
Déboutée en première et deuxième instances, elle a connu un nouvel échec devant la plus haute juridiction administrative qui a refusé d’admettre son pourvoi.
Et la construction illégale ?
Elle est toujours en place malgré la décision du tribunal de Saint-Nazaire assortie d’une exécution provisoire et d’une astreinte de 500 € par jour pendant six mois si elle n’était pas appliquée.
L’exécution provisoire de la démolition annulée
Seulement, la propriétaire a fait appel de cette décision et obtenu, en février 2025, de la Cour d’appel de Rennes l’annulation de l’exécution provisoire qui a convenu que la formulation n’était pas assez « explicite ».
La Ville du Pouliguen a contre-attaqué en tentant de faire rectifier ce qu’il considère être une « erreur matérielle » du juge nazairien.
Peine perdue, elle a été déboutée en octobre 2025 par la Cour d’appel de Rennes.
Le feuilleton de la Villa Poupette suit son cours.
« Nous irons jusqu’au bout de ce contentieux », a assuré le maire du Pouliguen, Norbert Samama.
« On poursuit pour protéger notre trait de côte et faire respecter la loi littoral. »
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