paranoïaque à l’extrême, se croyant espionné, il s’attaque à ses enfants

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Hamid est-il espionné par Donald Trump ? Poursuivi par les médias et par la diaspora libanaise ? Il en est aussi certain qu’il pense être traqué par la communauté des gens du voyage. Certains se cacheraient dans des buissons. Il a même porté plainte contre Cyril Hanouna qui le suivrait dans son quotidien…

Sa paranoïa est telle qu’il a violenté ses propres enfants dans son appartement du Chesnay-Rocquencourt (Yvelines). Il est allé jusqu’à blesser sa fille de 14 ans avec un couteau.

Mercredi 11 mars 2026, c’est un homme mutique qui s’est présenté devant le tribunal de Versailles. Tout de noir vêtu, le visage fermé, il a refusé de s’exprimer devant ses juges qui attendaient pourtant des réponses.

Cela a commencé il y a 4 ans

La vrille de cet homme de 47 ans a commencé voici quatre ans. À l’époque, il réside dans le XVe arrondissement de Paris avec sa famille. Et puis un jour, sans qu’on ne sache pourquoi ni comment, il a commencé à imaginer que le maire le poursuivait.

Le temps passant, il se pense épié en permanence. Son idée va prendre une telle place que tout le monde va déménager dans les Yvelines.

Le couple se sépare au bout de 12 mois. Lui conserve le droit de recevoir ses enfants. Et c’est justement au cours d’une garde, le 11 janvier 2026, qu’il va franchir un nouveau cap. Plus violent. Plus surréaliste.

Il pense avoir une puce dans le dos

À sa fille, il demande de retirer tous ses bijoux car certains pourraient contenir des micros. Tout le monde est ensuite invité à s’asseoir par terre. Hamid veut savoir pourquoi, lors de leur dernière visite, ils se sont penchés en avant…

Le quadragénaire leur demande ensuite de les suivre dans la salle de bains. Il retire son haut. Comme il est persuadé d’avoir une puce greffée dans le dos, il veut que ses enfants vérifient.

Dans sa folie, il s’en prend à sa fille. À califourchon sur elle, il approche la lame d’un couteau de son oreille. En se défendant, elle recevra un coup sur le doigt. Puis il s’empare de son fils de 11 ans et se dirige par la fenêtre. Il semble avoir la ferme intention de le jeter par-dessus le balcon, depuis le quatrième étage. La sœur s’interpose.

Les deux jeunes seront finalement recueillis par leur mère qui, vers 19 h, s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles. D’ailleurs ils ont été mis à la porte. Elle alerte la police. Il est arrêté.

L’expertise dit que tout va bien

Hamid ne va pas dire grand-chose aux enquêteurs. Si ce n’est qu’il est certain que son téléphone est sur écoutes.

Étonnamment, l’expertise psychiatrique ne va pas relever un état plus inquiétant que cela. Il semblerait qu’il soit accessible à une sanction pénale.

Hamid a donc plus assisté que participé à son procès. Il n’a pas réagi plus que cela lorsque son épouse a évoqué ses dérives. Ni lorsqu’elle a raconté le traumatisme des adolescents. Ni lorsqu’elle a tranché sur l’avenir :

« Je ne veux plus que mes enfants voient leur père. Ma fille est terrorisée ! »

« Vous êtes malade »

Contre lui, la procureure de la République a réclamé une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis probatoire pendant 3 ans. Le tout avec un maintien en détention et en soulignant « une évolution dramatique de son état, jusqu’à ce jour inexplicable. »

Face à cet homme sans travail, couvert de dettes de loyer, dont l’expulsion est imminente et la violence de plus en plus grande, la juridiction est montée en puissance.

« Ce que vous avez fait est hypergrave. De plus, vous êtes malade et vous ne voulez même pas le voir », a sermonné le président. Deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire ont été prononcés. La partie ferme devra être exécutée derrière les barreaux.

Plusieurs peines complémentaires ont été prononcées : interdiction de contact avec les victimes, interdiction de se rendre à leur domicile mais aussi interdiction de se rendre au Chesnay-Rocquencourt pendant 5 ans. L’exercice de l’autorité parentale lui a été retiré.

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