L’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs) est intervenu vendredi 20 mars 2026 dans une exploitation agricole du Gers pour prendre en charge près de 200 ovins, a-t-on appris auprès de cette association de protection des animaux de ferme, de l’élevage à l’abattage.
C’est à la suite d’un signalement de maltraitance « et en coordination avec les services de la gendarmerie de Marciac, les services vétérinaires du Gers, la DNLMA (OCLAESP) et sous l’autorité du parquet près le tribunal judiciaire d’Auch » que l’association a agi.
« Les constats réalisés sur place par les autorités administratives et judiciaires faisaient état de conditions de détention inadaptées, d’un troupeau délaissé, en manque de nourriture avec présence d’animaux cachectiques évoluant sur une parcelle jonchée de plusieurs cadavres. »
« Urgence absolue »
« À la demande du parquet du tribunal judiciaire d’Auch, les animaux ont été placés dans une ferme refuge gérée par l’OABA où ils bénéficieront désormais d’un suivi vétérinaire, d’une alimentation adaptée et de conditions de vie dignes », complète l’association.
« Nous sommes intervenus dans une situation d’urgence absolue », assure l’OABA. « Les animaux vivaient dans un état de grande détresse, parfois au milieu des cadavres, sans accès suffisant à l’eau ou à la nourriture. Les brebis agnelaient dans le froid et la majorité des agneaux ne survivait pas », décrit-elle.
« Au-delà de cette intervention, nous demandons que l’ensemble des acteurs de la profession agricole se mobilisent. Il ne s’agit pas seulement de réagir, mais de prévenir ces dérives », estime Frédéric Freund, directeur de l’OABA.
Un âne mort dans une collision
« Deux ânes devaient également être retirés. Mais un des ânes a été percuté par une voiture il y a deux jours en raison des divagations. La voiture est morte, l’âne aussi… », précise l’association.
En vidéo
Une procédure judiciaire est en cours à l’encontre des deux exploitants, « connus des autorités pour avoir laissé décimer leur précédent troupeau de moutons par une meute de chiens » selon l’OABA, qui a diffusé sur X une vidéo de son intervention.
L’OABA se constituera partie civile dans cette affaire, « comme elle le fait systématiquement lorsqu’il s’agit de protéger durablement les animaux issus d’élevages maltraitants ».
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