Une offre d’emploi excluant explicitement la "génération Z", publiée en janvier sur le site suisse jobs.ch, fait polémique en Suisse. L’annonce, supprimée depuis, fustigeait la "mentalité congé maladie" de ces jeunes nés entre 1997 et 2012.
L’annonce a disparu, mais la colère continue de gronder. Une offre d’emploi publiée en janvier sur la plateforme suisse jobs.ch a suscité une vive polémique en Suisse, rapporte le Neue Zürcher Zeitung.
L’employeur disait chercher un « chef d’équipe soins infirmiers empathique et bienveillant – pas de génération Z » et précisait même qu’il ne voulait pas de la « mentalité congé maladie du lundi au vendredi ».
« Des clichés » à la peau dure
Rapidement supprimée, l’annonce a rouvert le débat sur les perceptions de la génération Z (1997-2012) sur le marché du travail. Selon une agence de recrutement citée par Courrier International, certains employeurs nourrissent des préjugés tenaces vis-à-vis des travailleurs de cette génération : « Ils perçoivent la génération Z comme manquant de persévérance, de résistance au stress et d’endurance », dit l’agence, qui a demandé l’anonymat.
« Ce sont des clichés qui ne correspondent pas à la réalité et qui ont une très longue tradition », tempère François Höpflinger, sociologue et spécialiste des questions générationnelles, auprès de la RTS.
Est-ce possible en France ?
Si ce type de discrimination par l’âge fait débat en Suisse, il est strictement proscrit en France. L’article L1132-1 du Code du travail interdit en effet d’écarter un candidat en raison de son âge ou de ses caractéristiques générationnelles.
En plus d’être moralement (et parfois légalement) douteuse, éviter la génération Z est une stratégie RH vouée à l’échec : comme l’explique le site de France Travail, la génération Z « représentera 30 % des forces de travail dans le monde d’ici à 2030 ».








