La cour d’appel de Caen (Calvados) a confirmé, le mercredi 1er avril 2026, la condamnation d’un Cherbourgeois de 28 ans à cinq ans d’emprisonnement ferme pour sa complicité dans le braquage de la boulangerie d’Autrefois, place Henry-Gréville, à Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
La peine complémentaire d’interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans a elle aussi été maintenue. Son complice s’est désisté de son appel en amont de l’audience, ce qui laisse sa condamnation de première instance inchangée (5 ans ferme).
Le dossier, jugé initialement par le tribunal correctionnel, portait sur un vol à main armée commis en 44 secondes le 7 octobre 2025 dans ce commerce du centre-ville.
La cour d’appel de Caen suit le tribunal
Devant la cour, le jeune homme de 28 ans contestait toujours avoir joué un rôle moteur dans le braquage. Il soutenait avoir seulement rendu une arme à l’auteur du braquage, sans savoir qu’elle servirait à commettre l’extorsion, tout en reconnaissant qu’il se doutait qu’« une connerie » allait être faite.
Mais la cour a estimé que sa culpabilité était « amplement établie » par des éléments convergents : les déclarations constantes du braqueur, les échanges téléphoniques, les vidéos montrant l’arme et la munition, ainsi que les objets saisis au domicile du prévenu, dont des sachets de conditionnement et un calepin évoquant des activités liées aux stupéfiants.
Des menaces et une arme
Dans son arrêt, la cour retient que le prévenu a été l’auteur moral des faits, en ce qu’il a demandé de commettre un braquage pour rembourser une dette de 700 euros liée aux stupéfiants, et lui a fourni une arme de poing.
Les magistrats ont aussi considéré que les explications données sur la provenance de l’arme et sur les vidéos transmises n’étaient pas crédibles.
La cour souligne également la gravité intrinsèque des faits, qui auraient pu revêtir une qualification criminelle. Elle estime que le prévenu n’a entrepris aucune réflexion sur ses agissements et que sa dangerosité demeure persistante.
Une peine maintenue
Le ministère public avait requis la confirmation de la culpabilité, mais demandait que la peine soit portée à six ans d’emprisonnement. La cour n’a pas suivi cette réquisition et a confirmé la peine de cinq ans ferme prononcée en première instance, considérant qu’elle était parfaitement adaptée.
Elle a également ordonné le maintien en détention du prévenu afin de garantir l’exécution de la peine. Sur le plan civil, la décision de première instance a été confirmée, avec le maintien du renvoi sur intérêts civils au 28 septembre 2026.
La boulangerie d’Autrefois obtient 100 euros au titre des frais exposés en cause d’appel, et la vendeuse se voit accorder 1 200 euros sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale.
La cour a par ailleurs rappelé le traumatisme durable subi par la victime, restée marquée par la scène du braquage.
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