Une randonnée d’anniversaire qui vire à l’horreur. Un an après les faits, Arielle Koning accuse son mari Gerhardt Konig, anesthésiste, d’avoir tenté de la tuer sur un sentier escarpé à Hawaï. À la barre, elle décrit une agression d’une extrême violence, sur fond de tensions conjugales liées à une liaison.
Le 24 mars 2025, Arielle Konig, ingénieure nucléaire, et son mari, anesthésiste, randonnent sur l’île d’Oahu à Hawaï pour célébrer son anniversaire. Le couple, en thérapie après la découverte de messages jugés « flirt » avec un collègue, tente de se reconstruire.
« Personne ne t’entendra ici »
Mais sur le sentier de Pali Puka, la situation dégénère brutalement : « Il me disait : ‘C’est fini pour toi. On n’a plus besoin de toi. Personne ne t’entendra ici. Personne ne viendra te sauver' », affirme-t-elle à la barre.
Arielle Koening décrit une scène d’une extrême violence, selon Selon son récit, son mari la saisit puis la plaque au sol, avant de se placer au-dessus d’elle avec une seringue à la main. Il tente de la piquer, mais elle parvient à le repousser et à le mordre à l’avant-bras. Elle tente alors de le raisonner : « Nos enfants seront orphelins ».
« Il a commencé à me frapper à la tête avec une pierre »
Après un moment d’accalmie, l’agression reprend : « Il a commencé à me frapper à la tête et au visage avec une pierre », raconte-t-elle. Elle hurle alors : « Aidez-moi, il essaie de me tuer ».
Une randonneuse, témoin de la scène, alerte les secours : « Son visage était couvert de sang. Sa tête était couverte de sang », décrit-elle devant le tribunal. Son intervention met fin à l’attaque, forçant le suspect à prendre la fuite avant d’être arrêté.
Hospitalisée, elle souffrait de « lacérations graves du cuir chevelu » et conserve aujourd’hui des cicatrices visibles.
« Ce n’était pas une bagarre, c’était une attaque »
À l’audience, la défense évoque une simple « altercation » déclenchée par la victime. Selon l’avocat, la victime aurait elle-même frappé son mari avec une pierre lors d’une dispute. Une version contestée par Arielle Konig : « Ce n’était pas une bagarre. C’était une attaque ».
Poursuivi pour tentative de meurtre, Gerhardt Konig plaide non coupable. Il encourt la perpétuité.




