pourquoi le gendarme est en garde à vue

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Deux enquêtes distinctes sont ouvertes ce samedi 25 avril 2026 par le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h, après le décès par balles d’un braqueur devant une boulangerie à Clermont-l’Hérault, à la suite de tirs d’un gendarme de la compagnie de Lodève, qui a riposté; en effet, l’auteur du hold up a ouvert le feu vers les quatre militaires : une pour vol à main armée visant la victime, un trentenaire -conduite par la section de recherches de Montpellier et une pour homicide volontaire contre le gendarme.


IGGN : antenne à Montpellier

C’est la procédure classique en pareille situation : le procureur a saisi l’antenne de Montpellier de l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale -IGGN- qui est chargée des enquêtes internes intéressant les militaires de la gendarmerie. Depuis 2010, elle se trouve compétente pour des enquêtes internes concernant les polices municipales.

« L’inspection générale a beaucoup évolué ces dernières années dans ses structures, dans ses relations avec différents partenaires ou institutions, dans son fonctionnement même et dans sa communication, afin de répondre au mieux aux impératifs d’ouverture et de transparence soulignés lors du Beauvau de la sécurité en 2021 », explique un officier de gendarmerie à Métropolitain.

Un plan d’action déontologique

Il ajoute que, « depuis 2022, l’IGGN a permis de conforter cette dynamique et a vu la finalisation de 3 actions concrètes : l’affectation, le 1er septembre, d’un magistrat de l’ordre judiciaire en qualité d’adjoint au chef de l’IGGN, la création, le 1er août, de l’antenne de Montpellier en lieu et place de celle de Marseille, et qui comprend désormais un détachement du bureau des enquêtes judiciaires dans la caserne du groupement de l’Hérault à Fontcouverte, la mise en œuvre, en octobre dernier, d’un plan d’action déontologie de la gendarmerie nationale, dont l’ambition est de renforcer l’engagement déontologique comme condition essentielle de réussite des missions et de préservation du lien de confiance avec la population ».

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Thierry Lescouarc’h, le procureur de la République de Montpellier dirige les deux enquêtes (©Métropolitain / LP)

Il précise que, « l’inspection générale de la gendarmerie nationale appuie son action sur deux principes essentiels, gages de sa crédibilité et de sa légitimité : le principe d’indépendance par rapport aux formations qui composent la gendarmerie nationale et le principe d’impartialité tant dans la réalisation de ses enquêtes, audits et études que dans l’expression de ses recommandations. L’IGGN a également poursuivi sa mission d’accompagnement des unités, afin d’anticiper et limiter les risques ».

Arme du gendarme saisie

Selon nos informations, le gendarme n’aurait pas tiré sur le suspect pour le tuer, mais pour le neutraliser, afin qu’il ne réitère pas son geste, même s’il était déterminé à de nouveau faire feu. L’arme de service du gendarme, en état de choc, ainsi que les munitions ont été saisie et placées sous scellés, tandis qu’il est actuellement entendu dans le cadre de la garde à vue sur les faits, tout comme en audition simple, ses trois collègues de la communauté de brigades de Clermont-l’Hérault-Paulhan. Ils étaient, en effet, quatre dans la patrouille dépêchée peu après 8h30, ce samedi, après un signalement au 17 de coups de feu dans une boulangerie de l’avenue de Montpellier.

Un « suicide by cop » ?

Avec cette curiosité qui intrigue le procureur et les gendarmes : c’est le braqueur encagoulé qui a ordonné aux quatre salariés de la boulangerie d’appeler la gendarmerie. Et qui a attendu leur arrivée pour quitter les lieux. Son projet était-il de « se suicider » en tombant sous les armes des militaires ? Un « suicide by cop » ? Il s’agit du suicide par police interposée -en anglais « suicide by cop »- qui est une méthode volontaire dans laquelle une personne agit délibérément d’une manière menaçante vis-à-vis d’un représentant des forces de l’ordre en vue de provoquer chez celui-ci une réponse armée, typiquement en se faisant tirer dessus, dans le but de mourir.

Le braqueur est donc sorti de la boulangerie avec son butin au moment où la patrouille arrivait et a aussitôt tiré avec son arme en direction des quatre gendarmes. L’un d’eux a alors aussitôt riposté, le neutralisant. Le braqueur est décédé sur le coup.

Légitime défense

Il faut savoir que, dans le cadre d’un état de légitime défense, la gendarmerie n’est pas obligée de faire des sommations dans des situations urgentes nécessitant l’utilisation de l’arme de service, contrairement à la police nationale.

Dans le cadre des deux enquêtes, les bandes des caméras de vidéosurveillance de la boulangerie sont versées aux procédures : la scène qui a duré une dizaine de minutes entre l’irruption du braqueur et sa neutralisation par balles a été filmée. 

Autopsie ordonnée

Le procureur a ordonné une autopsie qui va être pratiquée au Département de médecine légale des CHU de Montpellier, sans doute ce lundi. Le médecin légiste de permanence était d’ailleurs sur les lieux, ce samedi pour examiner le corps du braqueur. L’autopsie va confirmer l’identité de la victime et d’établir si au moment du passage à l’acte, ce samedi matin, il avait ou non consommé de l’alcool, des médicaments et/ou des stupéfiants.

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