Le dispositif étonne et suscite toujours autant de curiosité à chaque fois. Dès que les sapeurs-pompiers de Dieppe (Seine-Maritime) sont en action, les passants ne peuvent s’empêcher d’observer ce qu’il se passe.
Cela a encore une fois été le cas ce mardi 24 mars 2026. La rue Notre-Dame, en plein centre-ville, a été interdite à la circulation. Seuls les piétons pouvaient franchir la rue, en esquivant les soldats du feu et les véhicules.
Car oui, les sapeurs-pompiers étaient en intervention. Ils ont mené un exercice au sein de la Maison des associations.
@lesinfosdieppoises Les sapeurs-pompiers de Dieppe ont mené un exercice dans la Maison des associations ce mardi 24 mars 2026. Une opération impressionnante #sapeurspompiers#dieppe#exercice#incendie
Un faux incendie
Derrière cet exercice, trois formateurs : le sergent-chef Gregory Lefebvre et les adjudants-chefs Fabien Clapisson et Nicolas Paton. Ils ont entraîné un groupe d’environ 12 sapeurs-pompiers professionnels.
« Nous contactons régulièrement les ERP, les établissements recevant du public, pour faire des exercices, rappelle l’adjudant-chef Fabien Clapisson. L’avantage, c’est que ça nous entraîne, ça nous permet de reconnaître les lieux et pour ceux qui nous reçoivent, ils travaillent sur leur sécurité incendie. »
Il y a entre six et sept manœuvres par mois pour les sapeurs-pompiers dieppois. Il peut s’agir d’opérations de secourisme, de désincarcération de victime dans un véhicule, d’un incendie, d’une intervention dans un ascenseur ou en mer…
Sauver des victimes
Ce mardi 24 mars, un feu a été simulé dans la Maison des associations, provenant du deuxième étage, dans la salle de danse. L’équipe du jour avait deux objectifs : maîtriser l’incendie et sauver des victimes.
À 9 h, les soldats du feu ont été dépêchés pour intervenir. De la fumée s’échappait depuis la structure associative. Un fourgon-pompe tonne, une échelle pivotante à assistance semi-automatique, ou grande échelle, ainsi qu’un véhicule de secours d’assistance aux victimes sont venus sur les lieux.
Très vite, les sapeurs-pompiers sont en place et chacun se répartit les tâches. Au deuxième étage, la salle de danse est entièrement plongée dans la fumée.
Une bande sonore est active et le volume est fort, afin de faire monter le stress et l’adrénaline des secouristes du jour et de les inciter à communiquer au mieux.
La visibilité est quasi nulle, mais les professionnels ont leurs techniques pour repérer les lieux.
D’ailleurs, ils trouveront dans ce studio une victime, qui sera secourue et sécurisée dans la rue grâce à la grande échelle.
Une autre victime, elle, se trouvait sur la terrasse de la Maison des associations.
En l’espace d’une vingtaine de minutes, les victimes sont secourues et le feu est maîtrisé. L’équipe du jour remballe tout le matériel.
La sécurité avant tout
Charlotte et Valérie s’occupent de l’accueil de la Maison des associations. Ce matin, Charlotte a eu le rôle de victime, tandis que Valérie, elle, avait en charge de répondre aux questions des pompiers pour les aider à intervenir au plus vite.
Malgré l’exercice, « j’ai un peu paniqué, rigole Valérie. On m’a demandé de sortir le plan du bâtiment, où sont regroupées les énergies, pour l’électricité, le chauffage, etc., et j’ai montré où était la chaufferie ».
À l’issue de la manœuvre, les trois formateurs ont fait un briefing auprès des sapeurs-pompiers et des agentes d’accueil. « Il n’y a pas grand-chose à dire au niveau de la manœuvre, c’était correct pour moi », sourit l’adjudant-chef Fabien Clapisson.
« Pensez à la caméra thermique pour détecter le foyer d’origine du feu ou la victime », suggère un autre formateur auprès de l’équipe. Il a aussi rappelé l’importance, même pour les pilotes d’engins, de toujours être muni de son casque.
Des suggestions pour la Maison des associations
La sécurité avant tout. Il leur a aussi été rappelé d’être vêtu de leur gilet réfléchissant pour marquer leur visibilité.
Le chef d’agrès, le responsable des opérations de secours, en a profité pour émettre quelques remarques auprès de la Maison des associations. À commencer par le plan des lieux, qui devrait être reproduit en format A3 ou A4 pour aider les soldats du feu.
Lors de l’intervention, ils ont perdu un peu de temps pour trouver les bonnes portes. Les placards comme les toilettes ou les portes de salle se ressemblent toutes.
Enfin, il reconnaît qu’il y a eu une difficulté pour couper les énergies.
Néanmoins, tous sont fiers d’avoir mené cet exercice qui s’est achevé un peu après 10 h.
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