Un Biterrois âgé de 65 ans a été condamné ce mardi 10 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Béziers à trois ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt pour des faits de faux, usage de faux et gestion d’une entreprise malgré interdiction judiciaire, le tout en état de récidive légale, selon Arnaud Faugère, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers.
Un ami rencontré en détention et qui avait accepté de servir de prête-nom a écopé de six mois d’emprisonnement aménagés sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique pour des faits de faux en écriture privée. Il avait déjà été condamné à deux reprises par le passé pour des faits de toute autre nature.
Un signalement de la mairie
Les faits : le 18 juin 2025, les services de la mairie de Béziers signalaient au parquet de Béziers avoir relevé de nombreuses irrégularités dans un projet d’ouverture de commerce qui leur avait été adressé pour une activité de vente de téléphones et de matériels informatiques.
Une enquête préliminaire était ouverte et confiée aux enquêteurs du commissariat de police de Béziers. Elle permettait de confirmer que la demande d’ouverture de commerce émanait d’un homme âgé de 65 ans qui avait interdiction de gérer une entreprise et qui était très défavorablement connu de la justice pour avoir été condamné à 18 reprises entre 1991 et 2022, notamment pour des faits de faux, d’escroquerie et de travail dissimulé.
Prestataires jamais payés
Les différentes investigations conduites lors de l’enquête permettaient en outre d’établir, que ce dernier avait produit de nombreux faux documents qu’il avait fournis à la mairie, au greffe du tribunal de commerce de la ville en vue de la création d’une société et à divers prestataires, qui par ailleurs n’avaient jamais été payés.
Une société au nom d’un ami
Les seuls associés déclarés de la société de vente de téléphones et de matériels informatiques étaient sa femme, âgée de 45 ans, et un homme âgé de 61 ans. Ce dernier était entendu par les enquêteurs et confirmait que le mis en cause était bien celui qui gérait la société. Il expliquait qu’il l’avait rencontré en détention et qu’il lui avait proposé de créer une société à son nom, sans qu’il ait à s’en occuper.
Le sexagénaire était interpellé le 18 février 2026 et placé en garde à vue. Il niait l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés, mais était déféré au parquet de Béziers le lendemain et placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention -Jld- jusqu’au procès ce 10 mars, où il s’est présenté, libre, à l’audience. Dans la foulée de sa condamnation, il a été menotté et conduit dans un centre pénitentiaire.
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