Prison ferme pour l’un des cambrioleurs des Happy Cash de Vire-Normandie, Avranches et Granville

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Marcel-Ady X était en fait soupçonné d’être reparti du Happy Cash de Vire-Normandie (Calvados) le 29 mars 2024 avec des ordinateurs, des tablettes tactiles et des bijoux, a synthétisé la présidente, à propos de ce dossier « qui apparaît un peu volumineux mais qui ne l’est pas tant que ça ». Il avait été « accroché » dans le cadre d’une « enquête un peu plus large sur des vols en série dans les Happy Cash de l’Ouest » : il serait l’un des trois hommes « gantés et cagoulés » vus « entre 2h33 et 2h53 » du matin sur la vidéosurveillance du magasin d’achat-revente de produits d’occasion.

Les voleurs avaient cette nuit-là fait « un trou » dans le mur à l’aide d’un marteau, après être passés par une porte secondaire qui donne sur la remise du magasin de l’avenue de Bischwiller. Mais ils avaient finalement été gênés par l’enfumage anti-intrusions des lieux. Ils étaient alors précipitamment repartis en « laissant tomber des sacs avec des bijoux ».

Seulement voilà : un Renault Scénic avait ensuite été « repéré » à Granville et à Avranches (Manche), où des Happy Cash avaient été cambriolés « selon le même mode opératoire », selon la présidente. Or le véhicule avait été retrouvé le 1er avril 2024 près de l’endroit où habitait Marcel-Ady X à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), à côté de Nantes : deux cagoules se trouvaient précisément dans le coffre d’un Scénic où son ADN se trouvait. La voiture avait aussi été flashée à Saint-Aubin-des-Préaux (Manche) dans la nuit des faits.

Il avait « déjà reconnu vingt-quatre cambriolages »

Le premier des deux mineurs soupçonnés d’être impliqués aux côtés de cet homme originaire de Calafat (Roumanie), à la frontière avec la Bulgarie, avait pour sa part dit « ne pas se souvenir d’avoir pris part à un cambriolage » lorsqu’il avait été « interpellé » à Coquelles (Pas-de-Calais) alors qu’il

partait rejoindre sa famille en Roumanie

24 cambriolages reconnus

Le second, en revanche, avait reconnu les faits : le butin dérobé en Normandie avait été « revendu dans un quartier à Nantes pour se payer une consommation de cocaïne », avait-il expliqué aux enquêteurs.

Tous trois faisaient en fait partie de « plusieurs équipes à tiroirs » qui sévissaient dans l’Ouest, a expliqué la présidente du tribunal correctionnel de Nantes. Marcel-Ady X avait néanmoins certifié n’être jamais monté dans ce Renault Scénic : la cagoule qui comportait son ADN avait « certainement » été prise « dans sa caravane », avait-il émis comme hypothèse. Au demeurant ce père de quatre enfants avait « déjà reconnu vingt-quatre cambriolages » ; il ne voyait donc pas « pourquoi il ne reconnaîtrait pas » un vingt-cinquième vol s’il l’avait commis.

Pas d’ interdiction de territoire

Cet homme qui disait gagner « 1 200 à 1 300 € par mois en travaillant en Allemagne dans le déchargement de containers n’avait pas de titre de séjour en France. D’un point de vue judiciaire, son casier comportait trois mentions pour des faits identiques, a fait observer la présidente du tribunal correctionnel de Nantes. Il avait notamment été condamné à une interdiction du territoire français (ITF) de cinq ans par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon (Vendée) pour un précédent « vol accompagné de destruction ».

Le procureur de la République, qui avait requis six mois de prison ferme « compte tenu de son évolution » ultérieure bien que le prévenu était à l’époque juridiquement « éligible au sursis », a été en grande partie suivi par le tribunal : seule la nouvelle « interdiction du territoire français » de cinq ans qu’il avait demandée n’a pas été retenue.

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