La plupart des associations opposées à la corrida profitent du débat public pour marteler leur opposition à la course de taureaux avec mise à mort.
Le procès dedans, la mobilisation dehors. Le palais de justice de Nîmes se situe juste en face des arènes où Jérémy Gisclon, alias Jeremstar, a sauté en piste pour dénoncer la corrida le 19 septembre 2025 à l’occasion de la première course de taureaux de la feria des Vendanges. Il a été poursuivi avec quatre autres personnes pour intrusion illégale dans une enceinte sportive.
Plusieurs centaines de personnes
Ce jeudi, un peu plus de six mois après les faits reprochés, le prévenu a multiplié les entretiens et publié de nombreuses photos et vidéos sur les réseaux sociaux assumant son action en revendiquant un acte militant et arborant un t-shirt « torturer des animaux est un crime ». La présence de l’influenceur a suscité un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant le palais de justice.
Cette foule, composée à la fois de fans et de soutiens de la cause animale, a nécessité la mise en place d’un cordon de sécurité par la police qui a filtré les entrées du tribunal judiciaire avant que le procès ne démarre dans un climat survolté, mêlant vivats du public (un peu comme dans un concert), demandes d’autographes et solennité de l’audience correctionnelle avec de nombreux personnels du tribunal mobilisés pour vérifier que les journalistes entrants dans la salle d’audience étaient effectivement des professionnels venus couvrir le procès de Jeremstar qui est suivi par 2,5 millions de personnes sur Instagram.
Caisse de résonance et de communication pour les anticorrida
Cette audience, outre l’analyse juridique des faits, aura servi aussi de caisse de résonance et d’opération de communication hors du commun pour les défenseurs de la cause animale qui toutes tendances confondues ont déployé leurs banderoles devant les grilles du palais de justice en soutien à cette action considérée comme militante pour les organisations de défense des animaux.
L’Alliance Anti Corrida apporté son soutien au prévenu. « Sur le plan moral, que lui reproche-t-on ?. « Il a déjà effectué 24 heures de garde à vue, une sanction inhabituelle et excessive, il n’a commis aucun crime, n’a violenté personne, contrairement à tous les faits divers qui se produisent au quotidien » déplore Claire Starozinski, présidente de l’Alliance Anticorrida qui a diffusé un communiqué de presse. Même tonalité du côté du Comité radicalement anticorrida (CRAC), présent ce jeudi devant l’amphithéâtre romain qui a affiché son opposition farouche à cette tradition nîmoise. D’autres slogans prônaient la « désobéissance civile » ou fustigeant la corrida comme étant un délit.




