De la peur, de l’agitation, un confinement à cause d’une fausse alerte. Un coup de fil mensonger qui a paralysé le CFA de Barbezieux en Charente ce mardi 21 avril 2026, de 12h à 19h30. Que s’est-il vraiment passé ? On vous raconte.
Ce mardi en fin de matinée, au moment de la pause déjeuner, un individu a contacté la gendarmerie à trois reprises en indiquant qu’il se trouvait dans les sanitaires du CFA de Barbezieux, « en possession d’un couteau et d’un fusil », précise la préfecture.
Deux établissements scolaires totalement confinés
En réaction, la compagnie de gendarmerie de Barbezieux a rapidement procédé à l’évacuation des élèves et des encadrants de l’établissement. Les 125 apprentis et encadrants du CFA ont été évacués puis confinés au sein du collège Jean-Moulin. Les 460 collégiens et personnels éducatifs de cet établissement ont aussi été confinés.
Puis la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) a activé les plans particuliers de mise en sûreté (PPMS) afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel.
Le gaz et l’électricité ont rapidement été coupés pour éviter tout risque. Les deux établissements concernés ont activé une cellule psychologique.
GIGN, 30 gendarmes, poste de commandement… pour rien
Le préfet de la Charente Jérôme Harnois a pris la direction des opérations de secours. Un centre opérationnel départemental (COD) a été activé pour coordonner l’ensemble des moyens engagés. Sur place, trente gendarmes ont été déployés, ainsi qu’une antenne du GIGN de Joué-lès-Tours qui est arrivée à 16 heures pour une levée de doute. L’opération s’est terminée à 19h30, et aucun individu n’a été trouvé au sein du CFA.
« Le préfet condamne très fermement cet acte irresponsable et espère que le ou les auteurs de ces appels téléphoniques seront rapidement appréhendés. Au regard des moyens engagés, l’État se constituera partie civile dans cette procédure », dénonce la préfecture charentaise dans un communiqué envoyé à la presse ce soir, aux alentours de 20h.
Une enquête ouverte
Le procureur de la République a confié une enquête à la compagnie de gendarmerie de Cognac du chef de divulgation de fausses informations de nature à provoquer l’intervention des secours. Des investigations sont en cours pour déterminer l’identité du ou des auteurs de ce délit.
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