sa jalousie possessive condamne cet habitant du sud de la Manche à la réclusion criminelle

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Marina Garnier avait 45 ans. Le 6 février 2023, son mari Jean-Luc Garnier, 51 ans aujourd’hui, la tue de coups de couteau répétés, dans leur domicile, le village des Loges-Marchis, dans le sud de la Manche.
Un féminicide qui le conduit, les 17 et 18 mars, devant la cour d’assises de la Manche, à Coutances.

Le 6 février, la fille du couple, étudiante à Caen, entend son père lui annoncer au téléphone qu’il allait tuer sa mère. Elle appelle les secours à 15 h 20.
Simultanément, les pompiers alertent les militaires d’un décès très suspect sur la commune des Loges-Marchis, près de Saint-Hilaire-du-Harcouët.
Après avoir brisé une fenêtre, la maison étant fermée à clef, ils découvrent, près de l’entrée, le corps de la maman et épouse, baignant dans son sang.

Encore en vie, elle appelle les secours

En amont de leur déplacement, les sapeurs-pompiers avaient reçu un appel téléphonique de la victime elle-même, très grièvement blessée et qui « râlait » au téléphone.
A 15 h 55, l’accusé appelle de nouveau sa fille depuis Pontorson, confirmant qu’il a tué sa mère. Les gendarmes l’arrêtent à 16 heures devant l’hôpital psychiatrique l’Estran où il voulait se faire interner.

Il déclare d’emblée assumer « ce qu’il a fait ». Sur ses indications, le couteau à cran d’arrêt, avec lequel il a commis le meurtre, est retrouvé à Ducey, dans la Sélune, où il l’a jeté depuis un pont.

En audience, Jean-Luc Garnier reconnaît, comme lors de l’enquête, être l’auteur du meurtre de sa femme et avoir « agi par amour », sa femme « n’étant pas celle des autres, ni un jouet qui se prête ».

Il doute de sa fidélité

Il explique qu’avant de partir aux sports d’hiver le 6 janvier 2026, il avait des doutes sur la fidélité de sa femme après qu’elle se soit inscrite sur un site de belote en ligne. Suite à des vacances où la victime semblait absente et se servait très souvent de sa tablette ou son téléphone. Jean-Luc Garnier avait perçu le visage d’un homme sur le portable de son épouse, lors du voyage de retour en voiture le 15 janvier.
A leur arrivée, l’accusé questionnait sa femme. Après avoir nié, elle avait avoué une relation virtuelle. Un deuxième contact, inscrit sur le même jeu en ligne, reconnaissait l’avoir contactée fin janvier 2023. Elle lui avait vite confié le malaise dans son couple. Selon lui, elle semblait vite être tombée amoureuse même s’il lui avait dit ne pouvoir approfondir, étant lui-même en couple. Il reconnaissait cependant des messages de « drague ».

Gentil, prévenant et auteur d’un crime barbare

Les amis et témoins des protagonistes, abasourdis, ont décrit un couple soudé et un homme gentil et travailleur. L’expert en morphoanalyse concrétisait techniquement la sauvagerie du meurtre en définissant trois zones de grande violence distinctes. Le directeur d’enquête évoquait le ou les coups de couteau lors d’un premier épisode puis l’acharnement de l’accusé sur son épouse. Des coups de couteau supplémentaires, portés en revenant de sa voiture, quelques secondes après avoir quitté leur domicile une première fois. Il lui sectionnait la carotide, alors qu’elle était en communication avec les pompiers et arrachait le téléphone en les assurant que « Tout allait bien se passer », après l’avoir traitée de « salope ».

Sur des réquisitions de trente ans de détention dont quinze ans assortis d’une peine de sûreté, la cour a condamné Jean-Luc Garnier à 22 ans de réclusion criminelle et une interdiction de détention d’arme de 15 ans.

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