La compagnie théâtrale Kala, basée à Tresques, affine son spectacle Dissonance à la Pyramide à Bagnols-sur-Cèze, dont elle proposera une représentation en avant-première le jeudi 30 avril, avant son passage au Off d’Avignon. Entre création scénique et ateliers solidaires, elle fait du théâtre un outil d’inclusion culturelle.
Depuis lundi 27 avril, la Pyramide à Bagnols-sur-Cèze accueille la jeune compagnie Kala qui, pendant quatre jours, travaille sur son spectacle théâtral et musical intitulé Dissonance, Selma et les sept vies de Clodomir. Un duo dont elle proposera une représentation gratuite en avant-première le jeudi 30 avril, en sortie de résidence (*). « Ce sera l’occasion de prendre la température, de voir si ça a plu, si ça a été compris et ce qu’il y aura à retravailler », indiquent Quentin Allart, 29 ans, et Yoan Marcelino, 30 ans, qui collaborent sur ce projet depuis près d’un an. Depuis que le premier, comédien, a proposé une version réduite de cette pièce à l’occasion du festival Ô Chapeau organisé à Tresques par le second, danseur, musicien et fondateur de la compagnie.
La pièce jouée au Off d’Avignon cet été
« On se connaît depuis super longtemps, depuis le collège et on s’est dit que ça pouvait être cool de bosser ensemble », indique Yoan Marcellino. Le seul-en-scène s’est donc transformé, au fil des heures d’écriture, de mise en scène, en un duo où, sur scène, le comédien incarne sept personnages « dissonants » tandis que le musicien compose en direct la trame sonore qui les fait naître. Un spectacle qui sera présenté au festival Off d’Avignon, cet été.
« Notre ADN est d’apporter le théâtre vers des publics dits empêchés »
Il a en effet été sélectionné par le théâtre de l’Humanum où il sera joué tous les jours (sauf le mercredi) du 4 au 25 juillet. « Une grosse étape, reconnaissent les deux artistes originaires de Reims, pour roder le spectacle et le faire ensuite tourner ». Dans ce sens, ils ont lancé, en plus de demandes de subventions, une campagne de financement « car le festival requiert un sacré budget pour lequel la billetterie ne suffira pas », souligne Quentin Allart. Des représentations de Dissonance seront aussi données au festival international de théâtre de rue d’Aurillac, « car le but de la pièce est d’être jouée en extérieur ».
Des ateliers en Ehpad, à la Mas
Cette campagne de financement permet aussi à la compagnie tresquoise de proposer des ateliers artistiques gratuits dans l’Ephad de Saint-Paul-les-Fonts et prochainement à la Maison des alternatives solidaires (Mas) à Bagnols-sur-Cèze. « Notre ADN est d’apporter le théâtre vers des publics dit empêchés qui ne vont pas voir de spectacles« , fait savoir Yoan Marcelino. Des ateliers de médiation sont également proposés à « des jeunes en difficulté » à Pont-Saint-Esprit autour d’un autre spectacle de la compagnie, Lovely People.
Car Kala produit trois spectacles – Dissonance, Lovely People et Tout reste à faire, entre danse, musique et théâtre. Les artistes ambitionnent d’ailleurs, « d’ici 2027, 2028, de préparer un spectacle pluridisciplinaire avec plus de monde sur scène et où les personnes que nous rencontrerons en médiation nous apporteront des éléments pour le créer ».







