Ils s’étaient spécialisés dans le vol de voitures de marque Renault, opérant dans le Val-d’Oise et l’Oise. Au terme de deux mois d’enquête, six individus soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau ont été interpellés en début de semaine par les effectifs du Service local de police judiciaire (Slpj) et les policiers la Brigade anticriminalité (Bac) du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise).
Clio, Mégane, Talisman, Scénic…
L’affaire commence à la suite de découvertes de la découverte de trois véhicules volés dans un parking souterrain à Sarcelles. « Très rapidement, les investigations ont permis de mettre en évidence un point de stockage structuré, alimenté par des vols commis dans notre département et certains limitrophes », indique une source proche de l’affaire.
Plus d’une quinzaine de véhicules ayant été volés au cours des deux derniers mois. Pour la plupart des Renault : Clio, Mégane, Talisman, Scénic… « Probablement à l’aide de boîtiers ou de cartes électroniques », poursuit notre source.
Les enquêteurs mettent au jour l’utilisation de plusieurs box sécurisés, accessibles par badge, utilisés par les voleurs qui replaquaient ensuite les véhicules et les reprogrammaient. Une opération qui permet de désactiver le système de géolocalisation, ce qui évite qu’on puisse remonter à son utilisateur, et ainsi mettre en œuvre des campagnes massives de vols suivis d’escroqueries.
Poursuivant leur travail minutieux d’investigations techniques, le recours à la surveillance vidéo, la géolocalisation et l’exploitation téléphonique ont permis d’identifier plusieurs protagonistes « très actifs ».
Quatre suspects placés en détention provisoire
Une vague d’interpellation est réalisée. Sur les sept suspects placés en garde à vue, six ont été déférés au terme de celle-ci devant un magistrat du parquet de Pontoise. Quatre ont été placés en détention provisoire, les deux autres ayant été laissés libres après avoir été placés sous contrôle judiciaire.
Alors que plusieurs véhicules volés ont été retrouvés et saisis, les enquêteurs ont également mis la main sur un stock important de pièces détachées qui étaient destinées à la revente et de nombreux documents administratifs falsifiés ou dérobés.
« Cette affaire illustre un travail d’enquête long, discret et technique, mené dans des conditions parfois complexes. Nos collègues ont su faire preuve de rigueur, de coordination et de persévérance pour démanteler ce réseau », souligne le syndicat Alliance Police Nationale 95.
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