Jugé en comparution immédiate mercredi 8 avril 2026, pour des faits de violence sur son ex-compagne, commis dans la nuit du 1er au 2 avril 2026, un habitant de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) répondait également de violences sur cette même personne, de la dégradation d’une porte et d’un usage de stupéfiants, délits commis l’année dernière pour lesquels il était convoqué à une date ultérieure. Jeudi 2 avril, vers 3 h du matin, les gendarmes sont appelés dans un camping du quartier de Mindin, à Saint-Brevin-les-Pins, pour des violences familiales. Bien qu’interdits de contact, homme et femme se sont retrouvés depuis le 30 mars. Ce 2 avril, ces parents d’une fillette de dix mois placée en famille d’accueil, tous les deux alcoolisés, se sont disputés.
« J’ai un trou noir »
La femme, présente à l’audience, déclare avoir été frappée, traînée au sol et avoir appelé son nouveau compagnon. Elle pensait « que l’interdiction avait pris fin le 30 mars ».
Le prévenu, qui s’est dit sevré depuis un certain temps, reconnaît avoir beaucoup bu au cours de ce week-end et n’avoir plus de souvenirs, ajoutant : « J’ai un trou noir. Alcool et médicaments ne font pas bon ménage ».
Déjà des violences en juin 2025
Le mis en cause devait également répondre de violences sur cette même compagne le 9 juin 2025. Alors qu’ils logeaient « dans un logement insalubre », c’est un voisin qui a alerté la gendarmerie, alors que « la femme cassait tout ».
Ils étaient alcoolisés tous les deux et lui était sous cocaïne. Une dispute aurait éclaté alors que l’homme cherchait sa carte bancaire. Blessée à l’œil, elle a eu trois jours d’ITT (interruption temporaire de travail). Quant à lui, il s’est blessé au pied en voulant lui porter un coup…
« Je ne vais pas aller sans cesse à la gendarmerie »
Le nouveau compagnon, dont la porte de l’appartement a été défoncée, a expliqué à l’audience : « Il est temps que ça s’arrête. Elle a eu de l’eau de javel sur la tête. Il était raide défoncé… Je ne vais pas aller sans cesse à la gendarmerie parce que madame s’est fait défoncer la gueule ».
Le prévenu fait profil bas : « J’ai été hospitalisé à ma demande, mais je n’ai pas continué les soins. Je veux travailler et être complètement sevré ».
Des déclarations fluctuantes
L’avocate du prévenu souligne : « Il ne faut pas prendre les déclarations des plaignants pour argent comptant. Madame a toujours nié qu’il l’appelait malgré l’interdiction, alors qu’on a la preuve par la téléphonie ».
Me Mahaut Vançon poursuit : « La voisine dit que ce n’est pas un homme violent, et le suivi sociojudiciaire n’a été violé que trois jours ».
Maintenu en détention
Le parquet avait requis dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis probatoire. Le tribunal en a prononcé douze dont six avec sursis probatoire. Pour cette troisième mention à son casier judiciaire, il est maintenu en détention. Il devra verser 1 000 € à son ex-compagne et 200 € au nouveau compagnon.
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